• LA DENTELIERE DU BONHEUR

    Il y a neuf mois les anges venaient te chercher pour t'emmener au Paradis des Artistes .... Depuis, ta scintillante étoile illumine le ciel sombre de nos jours parfois sans grandes joies et de nos nuits noires. 

    Et aujourd'hui, je me souviens .... Je me souviens d'une journée de l'été 2000, d'une conversation animée à ton sujet, de ma meilleure amie de l'époque qui m'avait péremptoirement affirmé alors que si tu n'avais pas été chanteuse, elle t'aurait bien vu ... dentelière.

    Je l'ai regardée médusée, avant d'éclater de rire.

    "Tu dis vraiment n'importe quoi ! Annie a une énergie débordante qui l'empêche de tenir en place plus qu'un quart d'heure. Ce métier ne lui aurait donc pas convenu."

    (J'ai compris plus tard, au fil de certains de nos échanges, à quel point il est "dangereux" de se fier aux apparences et que celles-ci sont souvent trompeuses !!!)

    Mais elle n'en a pas démordu ce jour-là, me faisant remarquer que faire de la dentelle n'était pas donné à tout le monde, que c'était vraiment de l'Art et que les modèles, une fois terminés, montraient à leurs manières, à quel point le monde pouvait être beau, même s'il fallait parfois de bons yeux pour s'en apercevoir. Elle a terminé en me disant, très sûre d'elle :

    "Annie est, à sa manière, une dentelière du bonheur. Ses refrains sont aussi fins et aériens que certains napperons posés sur une table, simplement pour l'embellir. Ils ne servent qu'à cela, mais s'ils n'existaient pas, il nous manquerait quelque chose d'essentiel : le plaisir de les entendre et le goût du bonheur qu'ils nous procurent et qu'on aime partager ..."

    Son raisonnement était exact et je me suis inclinée, regrettant secrètement de ne pas y avoir songé moi-même. Quelques jours après, il m'a inspiré ce poème que je t'avais alors envoyé pour ton anniversaire et auquel tu m'avais très gentiment répondu quelques semaines plus tard, en signant ton bristol "bisous de la dentelière". 

    J'ai imaginé un instant le sourire qui avait dû éclairer ton visage, pendant que tu répondais rapidement, comme à ton habitude .... prise par un emploi du temps toujours très surchargé.

    Je te le renvoie maintenant, en hommage d'affectueuse et éternelle amitié.

    LA DENTELIERE DU BONHEUR

     

    La dentellière du bonheur

    Au commencement, il y eut l’amour ardent

    Que Maria portait à Jean.

    Et puis, neuf mois d’attente,

    Petite fleur désirée grandissant

    Au jardin de son ventre,

    Enfant bénie des dieux, des fées,

    Fiancée au bonheur avant que d’être née.

    L’intuition maternelle pressentait déjà

    Que le Ciel t’offrirait un fabuleux destin,

    Maman toute tendresse, elle guida tes choix

    Eclairant ton chemin, comme un ange gardien.

    Très tôt, près d’elle, tu as appris

    Que les dons ne sont rien sans la persévérance,

    Ce secret t’a permis de réussir ta vie

    En dépit des épreuves et des heures de souffrances.

    Chant, danse, peinture, musique et comédie

    Sont autant de fuseaux glissant entre tes doigts,

    Créant une dentelle d’une richesse infinie

    Qui fait notre bonheur depuis longtemps déjà.

    Dans ma main le stylo remplace les fuseaux

    Pour t’offrir cet hommage en lettres de lumière,

    Je voudrais être artiste, saltimbanque des mots

    Pour rejoindre ton âme, Annie, ma dentellière.

    (Poème personnel Protégé - Merci de ne pas copier)

    LA DENTELIERE DU BONHEUR

    LA DENTELIERE DU BONHEUR

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  • Je suis de Paris, Manchester ou Berlin
    Chaque fois qu'un camion fou
    Zigzague sur les chemins
    Fauchant sur son passage
    Maudit et meurtrier
    De jeunes vies innocentes
    Qui voulaient voir demain.
     
    La France est, par naissance, ma patrie
    Pourtant je me sens aujourd'hui
    Une citoyenne du monde aussi,
    Et mon cœur saigne devant la violence
    Déchaînée par la guerre et son cortège de haine
    Qui laisse derrière elle des plaies béantes
    Qui ne cicatriseront jamais, en douleurs infinies.
     
    Comme Monsieur Mandela, je rêve d'un monde en Paix
    De Nations "Arc-En-Ciel", où régnerait la Liberté d'expression,
    De conscience, d'éducation de l'enfance...
    D'une Terre fraternelle, démocratie Tolérance
    Où cette immonde Haine aurait disparu à jamais.
     
    En attendant ce jour, restons tous vigilants
    Le Mal ne meurt jamais, il dort seulement !
    Mais ne le combattons pas avec les mêmes armes
    Il crée trop de douleurs, assez de sang, assez de larmes
    Restons forts et unis face à l'adversité
    Jusqu'à ce que la Paix et la Sécurité
    Devienne partout et pour tous une vraie Réalité.
     

    JE SUIS TOI ... SOLIDARITE

     
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  • Dernier témoignage de tendresse à toi Annie qui, à juste titre, à tant compté dans ma vie (et tant pis pour ceux qui la liront, un sourire de pitié moqueur aux lèvres)

    Annie, Ma plus jolie Chanson

    Annie Chérie,

    Comment ne pas penser spécialement à toi en ce jour spécial, celui où l'on on met à l'honneur et où on fête toutes les mamans, partout dans le monde ? Du haut du ciel où tu vis désormais, je suis certaine que tu n'as pas oublié la jeune fille fragile et très malade qui t'a fait face un soir d'octobre 1982 (on la disait condamnée).

    Elle était moralement paumée et n'en pouvait plus de lutter et lutter encore, jour après jour, seule et sans le si précieux soutien moral d'une mère aux abonnés absents au sortir de son enfance.

    Dans mon regard tu avais sans doute perçu, au-delà de mon silence ému, mon immense lassitude et la tentation insidieuse du lâcher-prise radical et définitif.


    Tu m'as ouvert tout grands les bras et surtout ton coeur, à qui Dame Nature avait refusé le cadeau de t'entendre dire un jour génétiquement "Maman" ! Je me suis sentie comprise et, oserai-je le dire, adoptée par toi, même si notre lien sera toujours aux yeux de tous mes "proches" purement virtuel.

    Ils m'ont avoués d'ailleurs bien plus tard, avec une pointe de jalousie non dissimulée dans la voix, ne pas comprendre comment j'avais pu réussir ce "tour de force" d'éveiller ton intérêt pour moi qui étais toujours totalement insignifiante à leurs yeux.

    Comment leur faire comprendre que l'amitié, quand elle est vraie, ne se commande pas, et que chacun en a besoin en ce bas-monde, qu'il soit jeune ou plus âgé, ouvrier ou PDG, artiste .... ou à plus forte raison adolescente alors en sursis .... J'y ai vite renoncé, ce n'était plus mon problème.

    J'avais enfin trouvé quelqu'un d'ouvert et de rayonnant, qui m'a alors rendu la force et l'énergie de déjouer les plus sombres pronostics, et de vaincre enfin définitivement la maladie. Sans que j'ose te le dire alors de vive voix, tu es devenue ma "maman artistique de coeur".

    En 1985, tu as créé et interprété une des plus belles chansons de ton répertoire, en hommage à ta maman .... Elle s'appelait "Ma plus jolie chanson". Un bijou de tendresse, de pudeur et d'émotion que toi seule savait incarner ... un si bel hommage à celle qui t'avais donné la vie.

    Quand tu l'as perdu, quelques années après, tu as renoncé à la chanter, car tu n'arrivais toujours pas, malgré le temps, à dominer ton immense chagrin.

    Quelques décennies ont ensuite passées, qui n'ont pas distendu nos liens affectifs. Le 4 septembre dernier, ton départ brutal m'a fracassé le coeur à tout jamais. Me voilà brutalement seule à nouveau, obligée de continuer le chemin sans le réconfort de tes petits messages, souvent pleins de Sagesse et d'attention.

    Je me suis alors souvenue de la promesse que tu m'avais arrachée avec patience et douceur, un si triste dimanche de septembre 1995, après le décès brutal de mon époux (j'avais à peine 30 ans et une petite fille de 3 mois à élever) ....

    "Tu m'aimes n'est-ce pas ? Alors promets moi, quoiqu'il puisse encore t'arriver de te relever toujours et d'avancer. Ne perds pas courage ! Tu as encore de beaux jours à vivre, crois moi ! Même si aujourd'hui ça te semble impossible".

    Et devant mon silence entrecoupé de lames que je n'arrivais pas à stopper, tu m'as fredonné très doucement, comme pour bercer ma peine ... "ça ira mieux demain"

    Ce jour là, tu m'as transmis ta force et à travers mes larmes, je t'ai fais la promesse que tu venais de me demander si délicatement. Oui, ton coup de fil salvateur m'a raccroché à la vie. Tu n'as jamais su à quel point ces quelques minutes que tu m'as accordées, malgré ton planning surchargé, ont été précieuses pour moi.

    Aujourd'hui spécialement, mes souvenirs affluent à ma mémoire, et je te renvoie, en témoignage de reconnaissance et d'affection, tes propres mots et cette mélodie qui nous lient désormais pour toujours.

    Merci à toi Annie, pour tout ce que tu m'as appris et offert pendant ces 30 années d'affection partagée. Tu resteras à jamais Ma Chance, ma bonne fée et Ma plus jolie Chanson.

    Je t'envoie des millions de baisers dans un océan de tendresse.
    Je t'aime ♥

     

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  • SI LE CHRIST AVAIT EU UN CHIEN ...

     Ah ... Si le Christ avait eu un chien

    Fort et gentil comme le mien,

    Avec un nez tout noir et bien pointu

    Une queue enroulée et du poil dru

    Et deux yeux ronds et bien tendres,

    Moi je suis sûr que dés qu'il eut senti Jésus

    Eh bien, qu'il fut Dieu, il l'aurait su,

    Et que, flairant sa trace quelque part sur terre

    Il l'eut trouvé et suivi, bien avant Pierre.

    Il aurait pleuré de voir Judas si mauvais

    Et comme Jean, il aurait demeuré tout près.

    Mais je sais que Jésus n'avait pas de chien

    Car souvent il fut seul, sans personne, sans rien,

    Comme cette nuit au Jardin des Oliviers

    Quand tous les siens l'ont abandonné.

    SI LE CHRIST AVAIT EU UN CHIEN ...

    Sa langue rose aurait léché

    Ses doigts crispés, sa main serrée,

    Pour qu'il se sentit moins délaissé.

    Et quand les soldats seraient arrivés

    Avant que Pierre n'eut tiré son épée

    Sur eux, en rage il se serait jeté

    pour défendre son Maître tant aimé.

    Et il l'aurait alors suivi

    Chez Pilate, Hérode et le Grand-Prêtre,

    Derrière chaque porte, le nez collé,

    Comptant les cris et les coups portés

    Il aurait attendu en regrettant

    De n'être qu'un pauvre chien impuissant.

    Et tout au long de la route vers le Calvaire

    Chaque fois que Jésus serait tombé par terre

    Plus vite que Véronique, il serait allé

    Malgré les soldats, malgré les coups de pieds,

    Lécher la face de son maître bien-aimé

    Couverte de sang et de sueur salée.

    SI LE CHRIST AVAIT EU UN CHIEN ...

    Plus tard, tandis que le Christ était à mourir

    Au pied de la Croix, il serait venu s'accroupir,

    Et quand Jésus aurait poussé son dernier cri

    Croyant être appelé, comme il aurait bondi !

    Sautant comme un fou pour arriver jusqu'à lui

    Et une dernière fois défendre son ami.

    SI LE CHRIST AVAIT EU UN CHIEN ...

    Quand Jésus au sépulcre aurait été porté

    Son chien l'aurait suivi et plus jamais quitté,

    Et au matin de Pâques l'Ange tout troublé

    Eut trouvé là un petit chien mort,

    Trop fatigué d'attendre son Maître qui ne revenait pas

    Et qu'il ne savait ne jamais revoir ici-bas.

    En paix serait donc parti vers Jésus

    Car dans sa petit tête il aurait su

    Que si un homme pouvait avoir besoin d'un chien

    Le Christ, lui, n'aurait plus jamais besoin de rien.

    Car là-haut, une foule d'anges impatients

    Devaient l'attendre depuis bien longtemps ...

    C'est pourquoi le Maître

    à ceux a qui il a confié un clébard adoré,

    Ancien, seul, aveugle, enfant ou berger

    Donna des chiens pour que les humains perdus

    Puisse trouver en eux un peu d'amitié.

    SI LE CHRIST AVAIT EU UN CHIEN ...

    Père Guy Gilbert

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  • Je ne suis pas celui que vous pensez si bien connaître ... La preuve en image. Bin quoi ? Si, c'est possible !

    PRIERE DE MON FRERE LE LOUP

    Car moi le loup, autrefois seigneur libre des forêts, je ne suis pas aussi féroce que vous le faites croire depuis des siècles, dans vos contes ou ailleurs.

     

    Vous avez fait de moi un monstre sanguinaire,

    Le pâle reflet de vos tristes et pires instincts...

    Mais je ne suis qu'un animal, sachez-le, je le jure,

    Une jolie créature dans la vaste diversité de Dame Nature.

     

    Il n'est jamais trop tard pour inverser vos destructrices tendances

    En cultivant enfin le respect de la vie et la tolérance,

    Pensez à vos enfants, ils ont aussi le droit

    De contempler mon regard ailleurs

    Que dans vos livres tristes et froids.

     

    Je suis le noble loup, trop longtemps pourchassé,

    Laissez-moi vivre en paix dans mes vastes forêts.

     

     

    PRIERE DE MON FRERE LE LOUP

     

    PRIERE DE MON FRERE LE LOUP

     

     

     

    (Poème Protégé)

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