• LE JOURNAL DE PLUME

    LE JOURNAL DE PLUME

  • Ma vertu préférée : La Tolérance

    Le principal trait de mon caractère : La Générosité

    La qualité que je préfère chez les hommes : L’Honnêteté

    La qualité que je préfère chez les femmes : L’Honnêteté

    Mon principal défaut : Je ne pardonne ni n’oublie jamais une trahison qui m’est faite

    Ma principale qualité : La Tolérance et la Fidélité

    Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : La Fidélité

    Mon occupation préférée : Lecture et Ecriture (indissociable chez moi)

    Mon rêve de bonheur : Un Monde enfin Tolérant et Fraternel où chacun pourrait donner la meilleure version de lui(ou d’elle) même

    Quel serait mon plus grand malheur : Devenir totalement Indifférente et Blasée de tout et à tout ou dépendante d’autrui dans ma vieillesse

    A part moi-même qui voudrais-je être : La version la plus parfaite de moi-même (ce serait déjà pas si mal)

    Le pays où j'aimerais vivre : La France ou l’Italie (mes 2 racines géographiques)

    La couleur que je préfère : Le Mauve

    La fleur que je préfère : La Rose Rouge

    L'oiseau que je préfère : L’Aigle Royal

    Mes auteurs favoris en prose : Bernard Werber, Antoine de Saint-Exupéry, Paolo Coelho, Victor Hugo, Marcel Pagnol (la liste est encore longue …)

    Mes poètes préférés : Victor Hugo, Dante Alighieri …

    Mes héros dans la fiction : Le Roi Arthur et ses Chevaliers, Gandalf le Blanc (Le magicien du « Seigneur des Anneaux) Merlin

    Mes héroïnes favorites dans la fiction : Les Fées des grandes sagas médiévales (Viviane, Morgane, Mélusine…)

    Mes compositeurs préférés : Mozart, Chopin, Vivaldi

    Mes peintres préférés : Léonard de Vinci, Degas, Vermeer…

    Mes héros dans la vie réelle : Tous ceux qui sauvent des vies au péril de la leur (Soignants, Pompiers, Gendarmes et Policiers), Le Colonel Arnaud Beltrame

    Mes héroïnes dans la vie réelle : Toutes les Mères de Famille qui ont l’immense courage d’éduquer seules et sans aide aucune leurs enfants (au sens le plus noble de ce terme)

    Mes Héros dans l’Histoire : Le Général de Gaulle, Jean Moulin (et tous les résistants(tes) morts pour que nous vivions totalement libres), L’Abbé Pierre

    Mes Héroïnes dans l’Histoire : Jeanne d’Arc, et sur un autre plan la chercheuse Marie Curie (Ses travaux sur le radium, qui lui coûtèrent la vie permirent par la suite la mise en place des protocoles de radiothérapie anti-cancer), Sœur Emmanuelle et Mère Térésa de Calcutta

    Ce que je déteste le plus : L’intolérance et le racisme (père et mère, à mes yeux de tous les meurtres et génocides), la vulgarité, la trahison et le non respect de la parole donnée

    Le personnage historique que je déteste le plus : Adolf Hitler et tous les dictateurs (La liste de ces tristes individus est malheureusement trop longue pour être intégralement citée …)

    Les faits historiques que je méprise le plus : Les guerres et génocides pour des raisons religieuses (2 notions éternellement et viscéralement incompatibles à mes yeux)

    Le fait militaire que j'estime le plus : Le sacrifice volontaire du Colonel Arnaud Beltrame, mort en service commandé lors de l’attentat terroriste de Trèbes, après avoir volontairement pris la place d’un otage

    La réforme que j'estime le plus : L’accès à l’instruction scolaire gratuit et obligatoire pour tous les enfants en France

    Le don de la nature que je voudrais avoir : La Danse et la Peinture

    Comment j'aimerais mourir : Sereinement, en ayant conservé toutes mes facultés … et entourée des personnes aimées

    L'état présent de mon esprit : Toujours Rebelle aux ordres quels qu’ils soient, quand ils me semblent injustes ou injustifiables (et j’en suis fière !!!)

    La faute qui m'inspire le plus d'indulgence : L’Ignorance (quand elle est involontaire), parce qu’elle peut disparaître avec de la bonne volonté

    Ma devise : Carpe Diem (Vivons Intensément et Pleinement Chaque jour pour ne jamais rien regretter ensuite)


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  • MOI SANS TOI ...

    Nous avions à peine 20 ans et le coeur insouciant .... nous formions, comme beaucoup d'amis à l'époque, des milliers de projets, entre sérieux et liberté.

    J'avais obtenu le droit, cet été-là, d'organiser librement mes vacances ... les premières pour moi sans "surveillance", et nous avions décidés de profiter du soleil et des plages du Midi, puis de l'Italie.

    Comme j'ai été heureuse cette année-là avec toi, Laurent ! ... C'était l'Amour découverte, l'Amour innocent.

    J'aimais regarder le soleil se coucher, en fin de soirée, pour m'endormir ensuite dans tes bras, face au ciel étoilé. Au réveil, j'avais pris l'habitude de noter sur un petit carnet les rêves dont je me souvenais. C'est pour cette raison que tu m'avais rebaptisé "Rêves de Plume".

    Je n'aurais jamais imaginé que mon rêve se transformerait en cauchemar, si peu de temps après. Tu m'as involontairement laissé dans la solitude, à quelques jours de notre fin de séjour.

    Le courant t'a emporté sans que tu puisses lutter ... Depuis je me méfie de la mer et de ses rochers.

    MOI SANS TOI ...

    Il m'a fallu beaucoup de temps pour accepter !

    Je croyais avoir surmonté ton absence, jusqu'à ce que quelques accords de guitare me ramène à la mémoire le douloureux souvenir de notre histoire.

    Parcourant par la pensée cette plage, j'ai regardé danser sur le ciel étoilé de mon âme les images de notre passé ... Nos clins d’œil, nos fous-rire, ce désir infini, ces fugaces mais pourtant si intenses éclats de vie qui restent tatoués pour toujours, sur mon coeur, en filigrane.

    Porté par la musique mon âme, pour un trop court instant, s'évade et te rejoint, en silence et retrouve, te redécouvre et t'étreint, et ramène à l'abri de mon jardin secret ce pur moment de bonheur, au goût d'éternité ...

    Tant il est vrai que certaines absences ne se comblent jamais tout à fait.

    MOI SANS TOI ...

     

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  • UN GALET DISAIT A UN ROCHER....

    Un petit galet, ballotté au gré des vagues et des courants, disait à un rocher qui trônait majestueusement près d'une dune :

    "Tu en as de la chance, toi, de pouvoir rester fixe et de défier l'océan."

    Le rocher soupirait dans le même temps : 

    "De quoi te plains-tu, galet ! Toi au moins, tu voyages en toute liberté, comme bon te semble."

    Ainsi va la vie ! ... L'humain est rarement content de son sort !

    Jeune, il envie la stabilité des adultes, plus âgés et donc plus expérimentés que lui ... Puis vient le temps de la maturité, et il regrette souvent, sans franchement l'avouer, la liberté et certains voyages qu'il ne peut plus faire ... prisonnier d'une existence où les contraintes, rarement assumées, l'emprisonnent.

    Le secret du bonheur réside sans doute dans l'acceptation sereine de tous les aspects de sa vie ... le galet finissant souvent sa vie minérale fixé sur un rocher, ô combien sécuritaire.

    UN GALET DISAIT A UN ROCHER....

    UN GALET DISAIT A UN ROCHER....

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  • LA FEUILLE ET LA PLUME

    Ça y est ! Dans quelques minutes, mon rêve va devenir réalité.  Je vais enfin l'épouser .... J'ai tellement attendu ce moment !

    Ses frôlements, ses caresses avaient accompagné mes nombreuses nuits blanches ...

    Notre relation, tant elle avait commencé de manière platonique, m'a très longtemps paru chimérique. 

    J'avais alors confié mes espoirs à ma sœur la main, après avoir aperçu mon aimée chez mon mentor. Je suis tombé amoureux d'elle et j'ai voulu le lui faire savoir immédiatement ... lui griffonnant un message à la hâte.

    Celui-ci hélas, aussitôt écrit, avait été détourné, chiffonné... et s'était retrouvé éloigné, prisonnier d'une triste corbeille, loin de l'objet de ses pensées... et tout mon espoir s'est temporairement envolé.

    Jusqu'à ce que mon meilleur ami, l'imaginaire, peiné par mon silence, aille lui parler et lui confie mon secret.

    LA FEUILLE ET LA PLUME

    Ô merveille ! Mon amour était partagé ... et l'union que je désirais tant va se concrétiser. Mes deux témoins, l'écritoire et l'encrier, ont décidés de rester pour toujours à mes côtés.

    Je vais perdre sans regret ma virginité... et vous confierai, au retour de mon voyage de noces, la suite de mon histoire d'amour ...

    "Il était une fois ... Histoire d'une plume sur le papier ..."

    LA FEUILLE ET LA PLUME

     LA FEUILLE ET LA PLUME

     

     

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  • IL Y A DES VISAGES...

    Il y a des visages que l'on a croisé, enfant, et qui ressurgissent parfois des années plus tard, quand on ne s'y attend pas.

    Ce matin, en sortant mes chiens pour leur première promenade quotidienne, j'ai senti en passant près d'une fenêtre entrouverte une délicieuse odeur de pommes au caramel.

    Un parfum d'enfance a brusquement resurgi dans ma mémoire, accompagnant un visage familier, que je croyais oublié depuis longtemps.... Heureux souvenir !

    1974... C'était le mercredi, jour jadis férié pour les enfants.... jour de liberté aussi, même si celle-ci était discrètement encadrée par les parents. Vers les quatre heures et demie, une fillette potelée, aux cheveux mi-longs, châtains et ondulés, attendait avec impatience le passage de l'épicier.

    Ah ! ... La camionnette noire ... On entendait son moteur poussif de très loin ... bien avant son retentissant klaxon.

    IL Y A DES VISAGES...

    En plus, elle se garait sur la petite place, toute fleurie de lilas mauve en été. Son auvent s'ouvrait, et Monsieur Léon apparaissait.

    C'était alors un homme dans la force de l'âge. Son mètre 90 et sa carrure athlétique obligeait les enfants que nous étions alors à lever la tête pour le regarder. Il paraissait être un géant, le bon géant de certains contes de fées que les parents nous lisaient, avant qu'il ne fasse totalement noir et que vienne le sommeil.

    Il avait les yeux bleus foncés, où passaient quelques nuances d'émeraude. On aurait dit deux billes... de celles que se disputent les gamins dans la cour d'école, à la récréation, parce qu'elles sont rares ! Mais ce qu'il avait de plus beau, c'était son sourire. Un soleil de sourire qui réchauffait l'âme de quiconque s'approchait de lui.

    Un sourire franc et généreux, comme ses deux mains ouvertes, qui offraient toujours quelques morceaux de fruits aux enfants que nous étions.

    Ah ! Les pommes rouges et sucrées ! C'était un régal. Il n'en fallait pas plus pour nous tenter...

    Ce mercredi-là pourtant avait été moins heureux que les autres. Il y avait eu des tensions entre enfants... Certains répétant bêtement des phrases entendues dans leurs familles, et qui n'étaient pas toujours agréables pour certains camarades, moins avantagés par la vie.

    Fabienne, une petite fille de six ans, était particulièrement visée par la bêtise ambiante. Ses parents avaient, à quelques mois d'intervalle, perdus leurs emplois et, malgré les différentes aides obtenues, le budget familial devenait difficile à  gérer.

    Adieu vêtements "de marques" et autres babioles dont les jeunes étaient friands ! Tout était calculé au centime près.... même la nourriture.

    En cette fin d'après-midi, tous les habitants du quartier s'étaient donnés rendez-vous devant la camionnette de l'épicier. Les fruits de saison étaient bien tentants, malgré leurs prix élevés... Et chacun se laissait aller au plaisir de petits achats supplémentaires, pour contenter les enfants.

    La mère de Fabienne se mit dans la file... avec son unique billet de 20 francs. Quand vint son tour, elle acheta quelques légumes, un peu de pain et un tout petit morceau de fromage... mais aucun fruit, car ils étaient bien trop chers pour sa bourse. Elle régla ensuite ses achats et s'éloigna rapidement, le regard attristé par celui de sa fille qui, pourtant, ne lui avait rien demandé et qui était retournée lire, à l'ombre des grands arbres.

    Quelques minutes après, Margaux se planta devant elle, triomphante, une grosse pomme rouge dans la main.

    "En veux-tu un peu ?" dit-elle, en la lui tendant.

    IL Y A DES VISAGES...

    Au moment où Fabienne allait la saisir, Margaux recula lestement de quelques pas.

    "Trêve de plaisanterie ! continua-t-elle d'un ton cinglant. Ton estomac ne supporterait pas la délicatesse de ce fruit... Il n'y est visiblement pas habitué."

    Elle la défia du regard, heureuse de l'effet produit par l'allusion assassine... mais n'avait pas remarqué la présence de l'épicier, qui s'apprêtait à repartir mais était revenu silencieusement sur ses pas, en observant son attitude. Il attrapa son poignet, la forçant ainsi à se retourner et à lui faire face. Puis, il lui fit remarquer, d'une voix grave mais ferme :

    "Nul ne devrait se vanter de ses richesses ! Souvent d'ailleurs, la vie les fait varier... Prie le Bon Dieu de ne jamais devoir affronter une semblable situation... Ta fierté en souffrirait, crois-moi !"

    Et sans plus lui accorder d'attention, il s'avança vers Fabienne.

    "Rappelle ta maman s'il te plait, veux-tu ?"

    Et retournant à sa camionnette, il prit un cageot, le remplissant de pommes rouges et parfumées, puis attendit leur retour.

    "Tenez !" dit-il alors quand la mère revint, en lui mettant la caissette dans les bras. Et, pour éviter un refus teinté de gêne il continua, montrant le ciel que parcourait de lourds nuages gris :

    "L'orage s'en vient.... les fruits y résistent mal, et je n'aime pas le gâchis. Ces pommes sont aussi succulentes cuites que crues. Essayez donc !... Et la semaine prochaine, vous me donnerez votre avis."

    La camionnette s'éloigna quelques secondes plus tard... Et ce soir-là, une délicieuse odeur de tartes aux pommes caramélisées embauma la petite place.

    IL Y A DES VISAGES...

    Monsieur Léon continua de distribuer généreusement les surplus de fruits et légumes à certaines familles modestes des alentours... sans jamais se faire remarquer.

    Cinq ans plus tard, il prit sa retraite, et ne trouva aucun acquéreur pour son petit magasin de primeurs. La concurrence des grandes surfaces commençait, l'exode rural s'amorçait aussi... conséquence du chômage et de la précarité et signa la fin d'une période heureuse pour beaucoup de familles.

    Les hasards de la vie m'ont remis sur le chemin de cet homme, longtemps après... Suite au décès de sa femme, il était entré en maison de retraite, s'occupant encore du petit jardin, jusqu'à ce qu'une maladie dégénérative le prive de la vue.

    D'un caractère battant, il fit face à cet épreuve, prit de nouveaux repères... continuant ses petites promenades, aidé de sa canne quand le temps le lui permettait... discutant volontiers avec les résidents de son quartier et même avec les étrangers de passage.

    La dernière fois que je le vis, en 1990, Monsieur Léon profitait du soleil de fin d'été, confortablement assis sur son transat, le visage serein... son éternel sourire aux lèvres. Et je me rendis compte, en l'observant, que même morts, ses yeux bleus foncés me souriaient également encore...

    IL Y A DES VISAGES...

     IL Y A DES VISAGES...

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