• Le promeneur des sites mystérieux ne doit pas manquer de visiter les monuments qui suivent, en effet, Paris, une des plus belles villes du monde, cache bien des secrets, en voici quelques uns.

     

    La sorcière de Montmartre  

    PARIS ET SES MYSTÈRES

    Rocher et maison de la sorcière, Montmartre

    Pour dénicher le "rocher de la sorcière", il ne faut pas hésiter à jouer les explorateurs urbains. Cette fontaine désaffectée trône dans un passage boisé, officieusement nommé "passage de la sorcière". Entre les arbres et les plantes (derniers vestiges du maquis de Montmartre), face à cet intriguant rocher, un portail mène à une belle demeure de style directoire. Elle fut en son temps la maison de la sorcière...  

    La légende raconte qu'une femme y vécut seule, dans ce qui était alors le passage de la Sourcière. Les enfants du quartier la surnommaient "la sorcière" et ce nom lui resta.

    Il y a quelques années encore le passage était nauséabond. Aujourd'hui, un hôtel de très grand luxe - l'Hôtel Particulier - a choisi de s'installer dans l'ancienne demeure. 

    • Adresse : 21 avenue Junot, 75018 Paris
    • Métro : Lamarck-Caulaincourt

     

      

    PARIS ET SES MYSTÈRES

    Une des avenues les plus pittoresques et les mieux gardées de la capitale. 

    Située à deux pas de la place Pigalle, l'avenue Frochot est un petit coin de verdure où de nombreux artistes de bohème ont résidé. Django Reinhardt y aurait brûlé ses meubles pour se réchauffer, Toulouse Lautrec installé son atelier de nu au numéro 15.

    L'impasse est aujourd'hui entièrement privée et ses maisons aux architectures néo-antiques ou médiévales ne peuvent plus être aperçues que par les grilles. 
    L'ambiance des lieux reste cependant très particulière. Propice aux légendes urbaines, on raconte même que l'endroit abriterait une maison hantée.

     

    Une maison hantée à Pigalle 

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    Une demeure néogothique à l'histoire mouvementée

    Habitants illustres, morts mystérieuses et coïncidences troublantes,

    Il n'en fallait pas plus pour envelopper la demeure située au numéro 1 de l'impasse d'un voile de mystère.

    Sylvie Vartan s'y serait, parait-il, installée un temps avant de s'enfuir soudainement. L'acquéreur suivant serait décédé peu de temps après avoir emménagé, succombant à la même maladie qui aurait emporté, des années plus tôt, le compositeur Victor Massé, également propriétaire de la maison. A sa mort, le directeur des Folies Bergère l'aurait rachetée avant d'en faire hériter sa femme de ménage, sauvagement assassinée à coups de tisonnier par un meurtrier jamais retrouvé. 

    Après avoir été un temps inhabitée, la maison est aujourd'hui de nouveau occupée. Ses nouveaux propriétaires l'ont bien entendu fait exorciser avant de s'y installer... 

    • Adresse : 1 avenue Frochot, ou 24 rue Victor Massé, 75009 Paris
    • Métro : Pigalle ou Saint-Georges 

     

    Bruits de chaînes au Gibet de Montfaucon 

    Dans cette rue se dressait autrefois le gibet de Montfaucon

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    Le gibet de Montfaucon, principal gibet des rois de France au nord de Paris, se situe sur une éminance proche de la rue de la Grange-aux-Belles. Détruit en 1760, il avait été dressé à la requête d'Enguerrand de Marigny, qui y fut lui-même pendu. Un tel monument et les atrocités qui s'y sont perpétrées ne s'effacent pas aisément de l'esprit des résidents. La terreur qu'il générait hante toujours les alentours de façon  palpable.

    Selon divers témoignages, des bruits de chaînes et des gémissements retentiraient, encore aujourd'hui, à l'emplacement de la potence. 

    • Adresse : rue de la Grange-aux-belles, 75010 Paris
    • Métro : Colonel Fabien

     

     L'Atelier de Maître Albert

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    L'Atelier de Maître Albert, aujourd'hui un restaurant

    Un alchimiste aux pouvoirs inexpliqués

    La rue du Maître Albert est une venelle calme, qui porte le nom de son plus illustre résident : Albert de Cologne dit Albert le Grand. Savant, théologien, alchimiste, ce personnage a laissé dans l'histoire le plus célèbre manuel de basse sorcellerie, Les merveilleux secrets du Grand et du Petit Albert

    Il aurait fabriqué une incroyable tête artificielle, capable de bouger et de répondre aux questions posées. Ce qui est sûr, c'est que l'esprit du maître est aujourd'hui bien présent dans la rue, jusqu'à la place Maubert, où il donnait ses leçons. 

    L'emplacement de son ancienne demeure serait aujourd'hui occupé par un restaurant gastronomique qui parle de transformation des présents de la nature... C'est à cet endroit même qu'il aurait installé son laboratoire de recherche, dans lequel il pratiqua l'alchimie, la magie cérémonielle et la nécromancie. 

    • Adresse : Rue Maître Albert, 75005 Paris
    • Métro : Maubert-Mutualité

     

    Sinistre légende sur l’Île de la Cité

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    Entrée de la rue Chanoinesse 

    Le barbier sanglant de la rue Chanoinesse

    L'Ile de la Cité abrite une légende tellement incroyable qu'elle a inspiré les Chroniques de l'historien Du Breul et le scénario du tout dernier film de Tim Burton. 

    Au XVIe siècle, des étudiants logeant chez les chanoines de Notre-Dame disparaissent un à un. L'un d'eux est pleuré des jours durant par son chien, hurlant à la mort devant la boutique du barbier de l'île.

    Les habitants du quartier percent alors le mystère, horrifiés : le barbier égorgeait de temps en temps un jeune client et basculait son corps dans une cave communiquant avec la boutique d'un traiteur. Hachée, épicée, cette chair humaine entrait dans la composition de petits pâtés exquis.

    Les deux complices auraient été condamnés au bûcher et leur maison rasée. Aujourd'hui, cet ancien lieu maudit est occupé par le garage des gardiens de la paix motocyclistes. 

    • Adresse : 18 et 20 rue Chanoinesse, 75004 Paris
    • Métro : Cité  

     

    Le mystère le mieux gardé du Marais

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      117 rue Vieille-du-Temple 

    Un ancien théâtre énigmatique

    De folles rumeurs circulent dans le Marais à propos d'un bâtiment classé monument historique en 1972, en tant qu'ancien théâtre. Composé d'un grand espace circulaire à plusieurs étages, il est niché entre la rue Saintonge et la rue Vieille-du-Temple. Il est impossible d'y entrer, ni de savoir à quoi il sert aujourd'hui.

    Ceux qui connaissent vraiment les lieux semblent liés par un étrange pacte de confidentialité. D'où la naissance du mystère, préalable aux  légendes. Robert Bonnaud, de l'association SOS Paris, affirme que cet espace construit sous le Directoire aurait été fermé en 1807 par Napoléon car "les dames qui s'y exhibaient auraient été de moeurs  trop légères à son gré". Une hypothèse très controversée, sans qu'on ait aucune certitude. 

    • Adresse : 6 rue Saintonge ou 117 rue Vieille du Temple, 75003 Paris
    • Métro : Filles du Calvaire ou Saint-Sébastien-Froissart 

     

    L'hôtel particulier de la rue des Saints-Pères 

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    Hôtel particulier de la rue des Saints-Pères 

    Un chantier impossible

    Cette légende urbaine débute dans les années 1980. Un architecte parisien s'offre un hôtel particulier rue des Saints-Pères et entreprend de le rénover.

    Rapidement, les travaux entraînent des accidents malheureux : un ouvrier tombe d'un échafaudage, une poutre s'écrase, un incendie ravage une partie du chantier, des bruits sourds ébranlent les murs...

    Un médium est alors convoqué.  Selon ses dires, l'ancien propriétaire, mort dans cette maison après y avoir vécu une grande histoire d'amour, ne voulait pas que l'on transforme le lieu de son bonheur. 

    Les travaux ont-ils été poursuivis à la suite de ce diagnotic ? Rien n'est moins sûr et l'histoire ne dit pas si le fantôme erre toujours dans les lieux. 

    • Adresse : Rue des Saints-Pères, 75007 Paris
    • Métro : Rue du bac

    (source article : linternaute) 

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  • Tout ce qui vit émet de l'énergie. C'est une vérité connue depuis très longtemps. Mais on peut aussi se poser une question à juste titre... Les objets ou les lieux auraient-ils une "forme de vie" qui leur est propre même si elle n'est pas détectable au stade actuel de nos connaissances ? Il semblerait que oui.

    Cette forme de vie peut, dans certains cas, adopter un "mécanisme de défense" face aux agressions dont elle est l'objet... en absorbant, telle une éponge invisiblement puissante, les souhaits de leurs premiers propriétaires, pour les restituer, parfois plusieurs décennies après avec la régularité effrayante d'un redoutable boomerang. C'est le cas de certains bijoux qui traînent après eux des malédictions que rien ne peut contrer ni éliminer.  

    C'est particulièrement vrai pour les pierres précieuses, qui possèdent une aura invisible mais néanmoins rayonnante, pour le meilleur... ou pour le pire... Tout dépend de la façon dont leurs premiers propriétaires se les sont appropriés !

    Je ne citerai aujourd'hui que deux cas célèbres, dont la sinistre réputation s'est hélas vérifiée au fil du temps.

    Le Diamant HOPE

    L'histoire raconte que ce fabuleux diamant connu maintenant partout comme "le diamant de l'espoir" ornait jadis le front d'une idole indienne. Elle aurait été dérobée par un des premiers prêtres qui en avait la garde. Jugé par ses pairs et torturé, il aurait été ensuite exécuté de façon atroce. Avant de mourir, il lança alors une malédiction en disant que quiconque oserait porter ce diamant connaîtrait un sort tragique et le rejoindrait dans la tombe. 

    La pierre précieuse, cachée par ses soins, réapparut on ne sait comment en Europe en 1642, entre les mains d'un contrebandier français du nom de Jean-Baptiste Tefernier. Il la vendit avec d'énormes bénéfices, mais laissa son fils prodigue dépenser le plus gros de sa fortune. Il finit déchiqueté par des chiens enragés aux Indes, où il était parti pour refaire fortune.

    La pierre entra ensuite en possession du Roi Louis XIV qui la fit tailler à nouveau, la ramenant ainsi de 112.5 carats à 67.5 carats. Cette réduction n’ôta en rien son caractère maléfique. Nicolas Fouquet, qui l'avait emprunté pour un dîner officiel, fut peu de temps après reconnu coupable de détournement de fonds et emprisonné à vie. Il mourut prématurément dans sa prison. La Princesse de Lamballe, qui portait souvent le diamant à son cou, tomba mortellement un peu plus tard, sous les coups de la foule parisienne enragée. Le roi lui même mourut ruiné et politiquement affaibli, son royaume épuisé. Louis XVI et Marie-Antoinette qui héritèrent ensuite du diamant finirent leurs jours sous le couperet de la guillotine, pendant la Révolution Française.

    En 1830, le bijou désormais historique fut acheté par un banquier londonien du nom de Henry Thomas Hope, qui le paya 150 000 dollars. Il connut très rapidement des revers de fortune, et l'un de ses petits-fils mourut ruiné. Un de ses derniers héritiers se débarrassa enfin du bijou en le revendant. Pendant les seize années suivantes, le bijou maléfique passa de main en main, en continuant de foudroyer ses différents propriétaires.

    Le français Jacques Colet se suicida, le Prince Russe Ivan Kanitovitch mourut, quant à lui, assassiné. En 19008, le Sultan Turc Abdul Hamid paya 400 000 dollars pour posséder le diamant qu'il s'empressa d'offrir à sa concubine préférée, Subaya. Il fut renversé peu de temps après et finit misérablement.

    Changement de propriétaire... Il passa brièvement dans la famille de Simon Montharides. Sa voiture se retourna, le tuant sur le coup, en même temps que sa femme et sa petite-fille, qui avaient eu le malheur de l'accompagner.

    Le diamant traversa ensuite l'Atlantique et tomba entre les mains du magnat de la finance Ted Mac Lean, qui l'acheta pour la somme "dérisoire" de 154 000 dollars. Son fils Vincent se tua peu de temps après, dans un accident de la route, et sa fille mourut d'une overdose. L'épouse de Mac Lean s'adonna à l'héroïne, et lui-même finit ses jours dans un asile. Il y mourut en 1947, laissant ce douteux héritage à ses petits-enfants, dont la petite Evalyn, alors âgée de 5 ans. 

    Deux ans plus tard, la famille Mac Lean vendit le diamant maudit à Harry Winston, un marchand de pierres précieuses. Celui-ci en fit aussitôt don au Smithsonian Institute, où il se trouve toujours... enfermé dans une petite cage de verre.

    La malédiction  fit une dernière victime dans la famille Mac Lean... On retrouva en effet Evalyn, morte dans son appartement de Dallas, le 13 décembre 1967. Elle n'avait que 25 ans, et l'on ne connut jamais les causes réelles de son décès.

     Le Diamant Maudit de la Couronne d'Angleterre

    Le Koh-I-Noor est un diamant d’origine indienne, qui orne la couronne de la reine Elizabeth II. Dans un élan de colère, le dieu Shiva lui aurait jeté un sort, assurant la mort à tout homme qui se l’approprierait. Simple légende ? Peut-être, mais plus d’une vingtaine de ses propriétaires ont trouvé la mort de façon prématurée…et tous sont des hommes. De quoi se poser des questions.

    LES DIAMANTS MAUDITS

    Tous les ans, des millions de personnes se rendent à la Tour de Londres pour admirer les joyaux de la couronne britannique. Pourtant, la plupart d’entre eux ignorent la sinistre réputation de l’un des diamants les plus précieux de la Tour, le Koh-I-Noor (ou kohinoor). Ce diamant, à la pureté exceptionnelle, orne la couronne de la reine Elizabeth II et serait responsable de la mort de plus d’une vingtaine de personnes.

    LES DIAMANTS MAUDITS

    Le Koh-I-Noor provient de l’Inde, qui a longtemps été une terre riche en diamants. Ceux-ci étaient réputés dans le monde entier pour leurs qualités uniques. La légende commence au 12ème siècle, lorsqu’un homme tenta de dérober le diamant qui ornait le troisième œil du dieu Shiva dans un temple bouddhiste. Furieux qu’on tente de lui enlever son symbole de sagesse, ce dernier aurait alors foudroyé le voleur sur place et aurait lancé un sort à tous les hommes qui, à partir de ce jour, s’approprierait le Koh-I-Noor.

    Malédiction qui semble s’être mise en place dès  le premier propriétaire, le Shah de Perse, puisque ce dernier finira assassiné par ses propres capitaines. Les dix suivants ne démentiront pas la légende ; ils (et même certains membres de leur famille) décèderont dans d’abominables circonstances: assassinats, suicides, maladies, guillotine, etc.

    Le 3 juillet 1950, le diamant fut offert à la reine Victoria en l’honneur du 250ème anniversaire de la Compagnie anglaise des Indes orientales. La reine, qui croyait profondément à cette légende indienne, écrivit dans ses dernières volontés que le diamant devra être porté uniquement par les femmes des souverains. Édouard VII, George V, Édouard VIII et  George VI respectèrent à la lettre cette mise en garde.

    Aujourd’hui, le Koh-I-Noor est monté au centre de la couronne de la reine Elizabeth II, qui vient tout juste de fêter ses 67 ans de règne.

    La malédiction semble endormie… Se réveillera-t-elle lorsque le prince Charles montera sur le trône ?

     

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  • Au cours du mois d'août 1887, près de Banjos, en Espagne, deux enfants sortirent d'une grotte. Ils avaient la peau verte, les yeux bridés et portaient des vêtements faits d'une matière insolite. Ils ne parlaient pas espagnol mais une langue totalement inconnue.

    LES ENFANTS A LA PEAU VERTE

    On les confia alors au juge de paix local qui tenta d'ôter de leur peau la couleur verte. Mais il s'aperçut que ce n'était pas du maquillage, mais bien la pigmentation de leur peau.

    Pendant presque une semaine, ils refusèrent de s'alimenter. Finalement, ils acceptèrent de manger des haricots frais. Le petit garçon, trop affaibli, mourut peu de temps après. La petite fille survécut.

    Peu à peu, sa pigmentation verte disparut.  Ayant appris par la suite assez d'espagnol pour s'expliquer, elle raconta qu'elle venait d'un pays sans soleil, où régnait un crépuscule permanent. Ce mystérieux pays était séparé d'une région lumineuse qu'éclairait le soleil par une large rivière. Un jour, un mystérieux tourbillon les avait emportés, elle et son frère, et déposés dans la grotte. 

    La jeune fille mourut en 1892 sans pouvoir éclairer quiconque sur ce mystère.

    LES ENFANTS A LA PEAU VERTE

    Cette histoire est très proche de celles des enfants qui sortirent d'une grotte de Woolpit (Angleterre) au XIème siècle. Là aussi, il s'agissait d'un garçon et d'une fille ayant la peau et les cheveux verts. Eux aussi refusèrent d'abord toute nourriture, et perdirent peu à peu leur étrange pigmentation.

    On leur enseigna l'anglais, et ils racontèrent leur histoire. lls dirent venir d'une région appelée "le pays de St Martin", où le soleil ne brillait jamais. Alors qu'ils gardaient un troupeau, ils avaient entendu un grand bruit. 

    Voulant savoir d'où il venait, ils étaient entrés dans un tunnel. Ensuite, ils ne se souvenaient plus de rien. 

    Le garçon mourut un an après. Sa sœur grandit et épousa plus tard un homme d'un village voisin. 

    LES ENFANTS A LA PEAU VERTE 

    On a cherché des explications à ces deux énigmes. On a ainsi observé que non loin de Woolpit, se trouve le village de Fomham Saint Martin, qui aurait pu être le mystérieux pays de St Martin. Là, s'étend la vaste forêt de Thetford. Cette région est également connue pour posséder de nombreuses galeries d'anciennes mines de silex. Il s'agit peut-être de l'un des souterrains empruntés par les enfants.

    La pigmentation verte de leur peau peut également s'expliquer médicalement. On sait maintenant que certaines anémies peuvent donner une couleur verte à la peau. Ce symptôme s'aggrave en cas de malnutrition, qui était hélas assez courante à l'époque. Le fait que la pigmentation de leur peau soit redevenue normale plaide en faveur de cette explication.

    Une seule énigme demeure et non des moindres : la texture de leurs vêtements quand ils furent découvert resta inconnue, tout comme leur "dialecte", jamais entendu nulle part ailleurs dans le pays, malgré des recherches menées dans ce sens. Alors finalement le mystère demeure.... De quelle contrée étaient-ils vraiment originaires ? 

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  • LA LÉGENDE DE BISCORNET

    Les ferronneries des portes de la cathédrale Notre-Dame de Paris ? Arabesques, fleurs, animaux... une petite merveille médiévale en fer forgé !

    Mais attendez !! Et tremblez... La légende dit que le Diable lui-même les a faites de ses petites mimines.

    C’est ce qu’on lit dans Dictionnaire raisonnée de l'architecture française du 11e au 16e s (Viollet-le-Duc, 1889).

    Un certain Biscornet réalise les ferronneries, au XIVe s. Mais le travail est tellement colossal, que le pauvre gars se demande s’il va y arriver.

    Plutôt mourir que de subir une humiliation... il préfère demander l’aide du diable. Qui accepte, hop ! A condition que Biscornet lui signe un papelard, comme quoi il s’engage à lui filer son âme une fois le job fini...

    Zou ! Par une nuit d'encre à faire frémir, les deux s’activent à réaliser les deux portes latérales. Mais impossible pour le Diable d’exécuter la porte centrale... réservée au passage des prêtres et des chanoines !

    Oui, mais du coup, le marché n’est pas complet, puisqu’il ne peut être rempli par l’une des deux parties. Voilà comment Biscornet a réalisé un chef-d’œuvre... et conservé son âme ! Et voilà aussi pourquoi la porte centrale n'a pas de ferronneries.

    Biscornet le « bis cornu » existe-t-il vraiment ?

    La Revue artistique et littéraire (vol 13 à 14) dit qu’on a bien un Biscornet ou Biscornette sur une liste de maîtres artisans du Moyen-Age.

    Une rue de Paris lui rend même hommage, dans le 12e arrondissement ! Et Victor Hugo le mentionne dans son Notre-Dame-de-Paris...

    Mais à entendre certains, comme La France pontificale (Etienne Repos, 1864), ces portes seraient bien l’œuvre du Diable : il a imprimé sa petite tête cornue un peu partout sur les bandes de fer...

    A moins, plutôt, que cette tête démoniaque ne soit la signature de notre Biscornet, en forme d’armes parlantes, de rébus ? Biscornet... « deux fois cornu » ! Une pratique bien connue des artisans et artistes depuis longtemps pour signer leur travail !

    La réalité derrière la légende !

    Ces ferronneries s’appellent des pentures : des bandes de fer plus ou moins ouvragées, fixées sur une porte pour soutenir le gond. Comme à Notre-Dame, elles peuvent être d’une complexité incroyable !

    Mais au Moyen-Age, les gens, crédules, ne pouvaient concevoir qu’un boulot aussi énorme ait été réalisé par un seul homme. Il fallait forcément que le Diable s’en soit mêlé !

    Pierre Boulanger, dans les pas de Biscornet

    Le petit Pierre, poings serrés, se tient droit comme un i, fourmi devant les portes gigantesques de la cathédrale parisienne. Déterminé !

    Pas bête, le gosse : il a remarqué, que la porte centrale de Notre-Dame n’a pas de ferronneries. Rapport à la légende de Biscornet, qu'on a vu plus haut, hein !...

    La légende du serrurier, son papa lui a raconté. Pierre dit qu’il les ferrera, ces portes ! Il fera TOUT pour ça !

    Et voilà petit Pierre devenu le grand Pierre Boulanger, serrurier parisien né en 1813 qui faisait jaillir des merveilles forgées de ses mains calleuses...

    Artisan à la forge de son père, il part faire le tour de France du compagnonnage et enfin, dès 1860, réalise son rêve : la fabrication des pentures de la porte centrale de la cathédrale parisienne. Après des nuits blanches de recherches incroyables pour étudier la technique de Biscornet...

    Pierre repose depuis 1891 au cimetière du Montparnasse : il a laissé derrière lui d'incroyables pentures dans toute la France. Moins diaboliques que celles de Notre-Dame !

    LA LÉGENDE DE BISCORNET

    (Article tiré du site Anecdotrip.com)

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  • Jadis il n'y avait pas le moindre pont, ni même une petite passerelle dans le village d'Anzème (Creuse), et il fallait faire un très long détour pour aller faire moudre sa farine au moulin du bourg d'Hem, qui se trouvait de l'autre côté de la rivière.  Les habitants se cotisèrent donc pour faire construire un pont à l'endroit où il se trouve actuellement. Mais chaque fois que la dernière pierre allait être posée, le Diable poussait les nuages vers les gorges, et la pluie tombait si fort que le pont nouvellement construit était emporté. Tant et si bien que plus aucun maçon (et pourtant les maçons creusois sont réputés en France) ne voulut entendre parler de construire quoi que ce soit au-dessus de cette rivière réputée maudite.

    Les paysans de l'endroit étaient désolés et chacun y allait de ses solutions, toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Un soir, le Diable en personne se présenta à la porte du moulin qui appartenait au seul meunier du village.

    "Moi Satan, dit-il, je me fais fort de vous construire ce pont en une seule nuit, avant que le coq ne chante !"

    Mais ce marché était accompagné d'une seule condition, de taille ! Car le meunier devait donner, en échange, sa fille unique au diable. Le meunier finit par accepter le pari et sa fille aussi. Avant de se mettre au travail, le Diable offrit une bague à la fille du meunier, pour sceller ses "fiançailles" avec elle. Puis il partit travailler à la construction du pont.

    Il œuvra toute la nuit. L'aube allait se lever et il lui restait trois pierres à sceller pour terminer l'ouvrage. La fille allait perdre le pari de son père et semblait condamnée à devenir pour l'éternité la compagne du diable, quand elle eut soudain une idée lumineuse. Elle courut au poulailler en faisant scintiller sa bague qui, il faut bien le reconnaître, brillait de mille feux. Le coq en fut surpris et croyant que le jour était levé, il se mit à chanter à tue-tête.

    Le diable fut contraint de s'enfuir, laissant à terre la dernière pierre, non encore scellée. Depuis ce temps, elle manque d'ailleurs toujours sur le pont.

    LA LEGENDE DU PONT DU DIABLE - LIMOUSIN

    Le meunier et sa fille avait gagné leur pari... Le pont qui reliait les deux villages était solidement construit, et le diable n'avait aucun droit sur sa fille. Son âme était sauve, comme son corps. 

    Mais pour les villageois, celle-ci restait "la fiancée du diable", et personne à Anzème ou dans les environs n'en voulut pour femme. Elle resta seule toute sa vie.

    La légende du Pont du Diable se termine ainsi... et depuis longtemps, le grand moulin est muet aux bords de la Creuse. Si vous passez par Anzème, vous pourrez toujours voir le pont, et près de là, la dernière pierre, qui n'a par la suite jamais pu être scellée par la main des maçons. En effet, quand ils la plaçaient pendant le jour, le Diable ne manquait jamais de la défaire la nuit suivante.

    LA LEGENDE DU PONT DU DIABLE - LIMOUSIN

    (Merci au site de la Mairie de Bonnat qui m'a aidé à retrouver cette légende)

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