• A la Sainte Catherine, le 25 novembre, on fête les fillettes mais aussi les Catherinettes, c'est-à-dire les jeunes filles ayant dépassé l'âge de 25 ans sans être mariées.

    La tradition veut que l'on confectionne aux Catherinettes des chapeaux extravagants, où le vert et le jaune prédominent et qu'elles porteront tout au long de cette journée festive. La couleur verte symbolise l'espoir (de se marier) tandis que la couleur jaune symbolise la sagesse (acquise avec les années). Cette tradition, autrefois suivie dans tous les milieux, à la ville comme à la campagne, s'est beaucoup perdue, sauf dans les maisons de couture, les magasins de mode et chez les modistes.

    Quant aux fillettes, c'est surtout dans le nord de la France que perdure la tradition de leur envoyer une carte pour la Sainte Catherine.

    Foire de Sainte Catherine

    Dans les campagnes, la Sainte Catherine est également associée à une Foire qui se tient aux alentours du 25 novembre. La Foire Sainte Catherine permet aux éleveurs de présenter leurs bestiaux au public. Cette foire était autrefois l'occasion idéale pour les jeunes hommes de rencontrer une Catherinette afin de mettre fin à son célibat...

    Jour idéal pour les plantations

    Pour les jardiniers, le jour de la Sainte Catherine est réputé idéal pour planter boutures et plantes à racines nues, ainsi que l'affirme le dicton : "A la Sainte Catherine, tout bois prend racine".

    Coutume canadienne

    Au Canada une tradition liée à la Sainte Catherine reste vivante encore aujourd'hui, celle de fabriquer la tire, une confiserie à base de mélasse et de cassonade. A l'origine, le but était pour les Catherinettes de démontrer leur talent de cuisinière en offrant cette gourmandise aux hommes célibataires !

     

    Les origines de la fête de Sainte Catherine

    A l'origine de toutes ces traditions, il y a la vie légendaire de Sainte Catherine d'Alexandrie.

         
     


    Catherine, fille du roi d'Arménie Costos, vit le jour à Alexandrie tout au commencement du IVe siècle. A dix sept ans, elle était la jeune fille la plus jolie et la plus savante de tout l'empire romain. Ayant eu les meilleurs précepteurs de ce temps là, servie par une intelligence vive et ayant des dons pour les études, elle était parvenue à un niveau si élevé de connaissances scientifiques qu'aucun savant d'Alexandrie n'osait débattre avec elle. 

    Désirant rester vierge, elle annonça dans son entourage qu'elle n'épouserait qu'un prince aussi beau, aussi intelligent et aussi instruit qu'elle. On décèle là une petite touche d'orgueil mais aucun des prétendants ne put empêcher des deux conditions. Quand il se présentait un d'agréable tournure et de visage avenant, il était sot, et quand par hasard un savant se mettait sur les rangs, il était laid. 

    Un ermite qui vivait à Alexandrie, Ananias, et qui avait des relations dans l'au delà, lui prédit que seule la vierge Marie lui procurerait l 'époux rêvé. La nuit suivante, la vierge apparut à Catherine dans son sommeil. Elle était avec son fils, encore enfant :

    • Le veux tu demanda-t-elle à Catherine ?
    • Oui !
    • Et toi, la veux tu pour épouse ?
    • Non ! Elle est trop laide ! Rétorqua l'enfant et ils disparurent.


    Catherine qui se savait la plus belle femme de tout l'empire, reçut un choc, on le conçoit. Anasias, consulté, lui expliqua que sa laideur n'était point physique, mais seule son âme orgueilleuse était sans beauté. Elle voulut alors que l'ermite l'introduisit dans les vérités de la foi. Il la baptisa, la rendit humble et seulement alors, dit la légende que le Christ la trouva belle. La vierge donna à Catherine un anneau et c'est ce qu'on appela ' le mariage mystique de Sainte Catherine.

    Catherine vivait à Alexandrie quand l'empereur Maxence visita la ville. Elle hésita pas à aller le trouver pour lui reprocher vivement les persécutions qu'il ordonnait envers les Chrétiens et lui prouver également la fausseté de la religion de l'État qui obligeait à adorer des idoles. Maxence, devant les arguments de Catherine, fut incapable de lui donner la réplique et pour la confondre, il convoqua les cinquante meilleurs philosophes de la province d'Alexandrie.

    Elle débattit contre ces savants païens tant et si bien qu'elle les convertit tous jusqu'au dernier. L'Empereur Maxence, vexé, les fit tous brûler vifs ainsi que sa femme Augusta qui trouvait juste les thèses de la jeune savante. Pour faire bonne mesure, il fit brûler aussi son aide de camp Porphyre et deux cents officiers qui après avoir entendu disputer la jeune fille contre les philosophes, se proclamèrent chrétiens tant leur enthousiasme était grand.

    Catherine fut enfermée dans un cachot et sachant le sort qui lui était destiné, elle attendit son supplice sans inquiétude. On fit venir une horrible machine qui consistait en quatre roues, armées de pointes, de lames et de scies tournant en sens inverse. On introduisit Catherine dans la machine et les soldats tournèrent les roues. Le beau corps de la jeune fille ne fut plus qu'une bouillie sanglante que des anges recueillirent et portèrent sur le Sinaï, et avant de l'ensevelir, ils lui rendirent sa première apparence.

    Pure et sans tâche, elle est la patronne des jeunes filles ; instruites de toutes les sciences de son temps, elle est la patronne des étudiants, et les philosophes la vénèrent en souvenir du débat qu'elle soutint contre cinquante d'entre eux et qui causa sa perte : les charrons et les émouleurs, les meuniers et les potiers, la choisirent, eux, à cause des instruments de son supplice.

    La protectrice des filles célibataires

    Son refus de se marier explique tout naturellement pourquoi Sainte Catherine est la patronne des filles célibataires. L'expression "coiffer Sainte Catherine", que l'on emploie lorsqu'une jeune fille arrive à l'âge de 25 ans sans avoir convolé en justes noces, s'explique par une tradition qui remonte au XVIème siècle. En effet, à cette époque, on renouvelait la coiffe de la statue de la sainte dans les églises, et c'était les jeunes femmes célibataires entre 25 et 35 ans qui se chargeaient de cette tâche. De la coiffe au chapeau il n'y a qu'un pas, et c'est donc ce qui explique l'usage pour les Catherinettes de porter un chapeau le 25 novembre ! 

    Il faut savoir que les hommes célibataires ont eux aussi leur saint patron en la personne de Saint Nicolas : en effet, tout comme on dit "coiffer sainte Catherine" pour les filles, on dit "porter la crosse de Saint Nicolas" pour les garçons.

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  • Une petite ville de Franche-Comté est, depuis plusieurs siècles dit la Tradition, témoin d'une apparition fantomatique inquiétante et merveilleuse. Jugez-en plutôt !

    A un quart de lieu de Maîche, au-dessus d'une colline, on peut encore apercevoir les ruines d'un château, entouré de broussailles : le Château de la Châtelaine.

    LÉGENDE DU SEIGNEUR AVARE - FRANCHE COMTE

    Là vivait jadis un seigneur avare, dont le cœur était hermétiquement fermé à tout sentiment de générosité et qui, pour assouvir sa passion sordide, soumettait sans cesse ses valets à de nouveaux vols chez ses voisins. Il fut enterré au milieu de ses trésors, mais ne peut trouver le repos depuis sa mort. Il voudrait échanger son sépulcre splendide contre la tombe de pierre fraîche où dorment tranquillement ses paysans, mais il est condamné par la justice divine à expier sa faute là où il a vécu... en gémissant et en se roulant sur son tas d'or invisible.

    Dieu finit par se laisser toucher par les multiples prières de ses descendants, ramenant l'espoir dans ce  cœur desséché par l'avarice, en lui permettant d'apparaître tous les 100 ans, à la date anniversaire de son décès, pour chercher quelqu'un qui le délivre.

    Quand l'obscurité commence à envelopper la campagne francomtoise, Le vieux seigneur sort des ruines de son château, tenant une clef rouge et brûlante entre les dents. Il rôde près des villes environnantes, offrant à qui pourra le voir son visage cadavérique et sa clef enflammée. 

    Celui qui aurait le courage de prendre sa clef et de le suivre jusqu'à sa tombe deviendrait l'heureux possesseur du trésor mal acquis, et délivrerait cette pauvre âme des tourments qu'elle endure encore. Mais jusqu'à ce jour, personne n'a encore obéi à son appel.

    (Tiré du site "La France Pittoresque")

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  • Chaque région a ses personnages de légende... Le Nord-Pas-de Calais, dont je suis originaire n'y échappe pas. Aujourd'hui j'emmène les plus téméraires d'entre vous près des marais ou des étangs brumeux... à la recherche de "Marie Grauette", sorte de "croquemitaine" féminin ou vieille sorcière maléfique, selon les endroits, que beaucoup d'enfants font semblant de craindre encore.

    MARIE GRAUETTE (LÉGENDE DU NORD-PAS-DE-CALAIS)

    La Marie était une vieille sorcière acariâtre qui avait, comme toutes les sorcières, le don de métamorphose... Moitié femme Moitié Crapaud qui vivait au fond des eaux marécageuses du Nord. Courbée par son grand âge, elle ne se déplaçait jamais, quand elle se promenait hors des eaux fangeuses, sans son "grauet", sorte de bâton fourchu qui avait vaguement la forme d'une griffe (le grauet en patois nordiste).

    La plupart du temps, elle se contentait de rester sous l'eau et de guetter les enfants imprudents, qu'elle repérait par leur cris bruyants. Cette sorcière créait alors des jeux de lumière dans l'eau qui attiraient irrésistiblement les enfants qui se penchaient pour mieux voir ce que c'était... Marie les "crochetait" alors avec son grauet, ils tombaient dans ses vilaines griffes et se noyaient dans le marais ou l'étang qui ne rendait jamais le corps du malheureux... dont elle faisait son repas.

    C'est pourquoi les mères répètent encore aux enfants un peu trop chahuteurs, pour les calmer :

    "La Marie dort au fond de l'étang,

    Ne la réveille pas par tes braillements, 

    Si tu ne veux pas qu'elle vienne te chercher 

    Pour t'emporter au fond des eaux avec son grauet !"

    MARIE GRAUETTE (LÉGENDE DU NORD-PAS-DE-CALAIS)

    Dans certains villages la tradition ajoute que, si vous voulez briser définitivement le sort que Marie a attiré sur elle par ses méchancetés répétées, il faut vivement l'attirer puis l'attraper à la tombée du crépuscule, dans un grand panier d'osier (béni ça va de soi !), et lui tenir compagnie toute la nuit, en restant prudemment hors de portée de son "grauet" et de son regard maléfique. Les premiers rayons du soleil levant, en frappant le panier, lui feront pousser un lugubre cri, avant de lui rendre son véritable visage et ses attributs, celle de la femme-fée (la baguette magique remplacera alors son grauet)  qu'elle était avant que la malédiction divine ne l'atteigne. Marie alors épousera, si c'est un homme, celui qui l'aura ainsi délivré. Si c'est une femme, elle lui donnera, avec la richesse, tous ses "pouvoirs" de magicienne, la mettant ainsi à l'abri de la pauvreté et du malheur.

    Hélas pour elle, le mauvais sort risque de perdurer encore longtemps, aucune personne n'étant pour l'instant assez courageuse (ou téméraire) pour essayer de le briser.

    MARIE GRAUETTE (LÉGENDE DU NORD)

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  • LES SALAMANDRES

    Les Salamandres sont les esprits du Feu.. Les plus subtils et les plus redoutables des Elementaux, le feu étant le plus dangereux des 4 éléments.

    Ils sont les plus éloignés de nous, leurs apparences tout comme leur langage, imposent et inspirent le respect. On les décrit comme des sortes de serpents dressés en position verticale, et que l'on peut parfois observer dans les feux de cheminées, ou au cœur des orages, dans certains éclairs de foudre. 

    Les Salamandres sont composés de matière presque entièrement épurée, qui accomplissent leur ultime combustion avant de devenir totalement esprits. Ils incarnent le feu divin, celui de l'illumination et de l'éveil.

    Ces esprits sont les "frères" de la Kundalini, ce serpent énergétique qui, pour les Hindous, est situé à la base de notre colonne vertébrale et qui, une fois éveillé, provoque un feu spirituel intérieur qui embrase totalement notre être, monte jusqu'au cerveau et jaillit par le 7ème chakra situé dans la fontanelle en une magnifique fleur de lotus aux mille pétales. On devient à ce moment là un être consciemment et totalement éveillé, un "médium" capable de se servir intelligemment de toutes ses facultés psychiques, mais uniquement pour aider son prochain... L'Ego n'ayant plus aucune prise sur lui. Au Moyen-Âge, les Salamandres étaient associées à la pierre philosophale des Alchimistes.

    On les classe en 4 catégories, suivant leur degré d'intelligence et de combustion. Elles sont rouges, orange, jaune ou violette, ces dernières étant les plus élevées et les plus subtiles. Elle sont invoquées lors des cérémonies d'initiation ou de guérison chamanique.

    (Texte tiré du site Passeurs.com) 

    LES SALAMANDRES

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  • LES SYLPHES

     

    Les Sylphes et Sylphides dominent l'élément Air. Ce sont des créatures ailées, diaphanes, gracieuses et élancées, dont l'apparence se rapproche beaucoup de celle des Anges. Ce sont des êtres radieux, extrêmement mobiles.

    Elfes et Sylphides prennent souvent l'apparence de beaux jeunes gens ailés. Mais les Anges ont une vocation morale et spirituelle, tandis que le Sylphes ne savent distinguer le bien du mal. Ce  sont des esprits curieux. Leurs corps sont légers et fluides. Ils ont parfois l'aspect d'un nuage condensé et sont plutôt visibles au crépuscule. 

    Les Sylphes veillent au mécanisme de la photosynthèse des plantes et à leur bon ensoleillement. Ils aiment aussi la musique et ils chantent des airs célestes. Ils sont très attachés aux enfants et à toutes les personnes qui ont su préserver l'innocence de leurs âmes, et qui ont su garder leur capacité d'émerveillement devant la Nature.

    Vivant exclusivement dans l'Air et se mouvent de ce fait très rapidement, ils sont très difficile à apercevoir. Ils habitent le ciel et les nuages, et peuvent créer des tempêtes, tornades ou ouragans quand ils s'estiment offensés. Ils se confondent ordinairement avec le bleu du ciel.

    Aux yeux des clairvoyants,  ils possèdent un corps entouré d'une aura de couleur rose pâle ou bleu azur. Leur occupation favorite consiste à modeler les nuages afin de leur donner les formes-pensées qu'ils détectent télépathiquement dans la pensée humaine.

     LES SYLPHES

    Il est parfois possible de les influencer mentalement afin qu'ils reproduisent les formes que l'on désire. Pour cela, fixez votre pensée sur un nuage, invoquez un Sylphe et demandez-lui d'en modifier l'aspect de manière qu'il adopte l'apparence que vous souhaitez lui donner.

    S'il est présent, vous verrez alors le nuage prendre délicatement ou rapidement, selon son humeur,  la forme souhaitée.

    Les Sylphes sont d'une nature intermédiaire entre les hommes et les Anges. Certaines personnes qui croient parfois apercevoir, de façon furtive, des Anges aperçoivent en réalité des Sylphes, doté d'un corps moins subtil et donc plus perceptible au regard humain.

    La nature des Sylphes les pousse à vouloir se rattacher aux Anges. Ils leur sont d'ailleurs entièrement soumis et travaillent parfois sous leurs ordres.

    (Texte tiré du site Passeurs.com) 

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