• Une petite ville de Franche-Comté est, depuis plusieurs siècles dit la Tradition, témoin d'une apparition fantomatique inquiétante et merveilleuse. Jugez-en plutôt !

    A un quart de lieu de Maîche, au-dessus d'une colline, on peut encore apercevoir les ruines d'un château, entouré de broussailles : le Château de la Châtelaine.

    LÉGENDE DU SEIGNEUR AVARE - FRANCHE COMTE

    Là vivait jadis un seigneur avare, dont le cœur était hermétiquement fermé à tout sentiment de générosité et qui, pour assouvir sa passion sordide, soumettait sans cesse ses valets à de nouveaux vols chez ses voisins. Il fut enterré au milieu de ses trésors, mais ne peut trouver le repos depuis sa mort. Il voudrait échanger son sépulcre splendide contre la tombe de pierre fraîche où dorment tranquillement ses paysans, mais il est condamné par la justice divine à expier sa faute là où il a vécu... en gémissant et en se roulant sur son tas d'or invisible.

    Dieu finit par se laisser toucher par les multiples prières de ses descendants, ramenant l'espoir dans ce  cœur desséché par l'avarice, en lui permettant d'apparaître tous les 100 ans, à la date anniversaire de son décès, pour chercher quelqu'un qui le délivre.

    Quand l'obscurité commence à envelopper la campagne francomtoise, Le vieux seigneur sort des ruines de son château, tenant une clef rouge et brûlante entre les dents. Il rôde près des villes environnantes, offrant à qui pourra le voir son visage cadavérique et sa clef enflammée. 

    Celui qui aurait le courage de prendre sa clef et de le suivre jusqu'à sa tombe deviendrait l'heureux possesseur du trésor mal acquis, et délivrerait cette pauvre âme des tourments qu'elle endure encore. Mais jusqu'à ce jour, personne n'a encore obéi à son appel.

    (Tiré du site "La France Pittoresque")

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  • Chaque région a ses personnages de légende... Le Nord-Pas-de Calais, dont je suis originaire n'y échappe pas. Aujourd'hui j'emmène les plus téméraires d'entre vous près des marais ou des étangs brumeux... à la recherche de "Marie Grauette", sorte de "croquemitaine" féminin ou vieille sorcière maléfique, selon les endroits, que beaucoup d'enfants font semblant de craindre encore.

    MARIE GRAUETTE (LÉGENDE DU NORD-PAS-DE-CALAIS)

    La Marie était une vieille sorcière acariâtre qui avait, comme toutes les sorcières, le don de métamorphose... Moitié femme Moitié Crapaud qui vivait au fond des eaux marécageuses du Nord. Courbée par son grand âge, elle ne se déplaçait jamais, quand elle se promenait hors des eaux fangeuses, sans son "grauet", sorte de bâton fourchu qui avait vaguement la forme d'une griffe (le grauet en patois nordiste).

    La plupart du temps, elle se contentait de rester sous l'eau et de guetter les enfants imprudents, qu'elle repérait par leur cris bruyants. Cette sorcière créait alors des jeux de lumière dans l'eau qui attiraient irrésistiblement les enfants qui se penchaient pour mieux voir ce que c'était... Marie les "crochetait" alors avec son grauet, ils tombaient dans ses vilaines griffes et se noyaient dans le marais ou l'étang qui ne rendait jamais le corps du malheureux... dont elle faisait son repas.

    C'est pourquoi les mères répètent encore aux enfants un peu trop chahuteurs, pour les calmer :

    "La Marie dort au fond de l'étang,

    Ne la réveille pas par tes braillements, 

    Si tu ne veux pas qu'elle vienne te chercher 

    Pour t'emporter au fond des eaux avec son grauet !"

    MARIE GRAUETTE (LÉGENDE DU NORD-PAS-DE-CALAIS)

    Dans certains villages la tradition ajoute que, si vous voulez briser définitivement le sort que Marie a attiré sur elle par ses méchancetés répétées, il faut vivement l'attirer puis l'attraper à la tombée du crépuscule, dans un grand panier d'osier (béni ça va de soi !), et lui tenir compagnie toute la nuit, en restant prudemment hors de portée de son "grauet" et de son regard maléfique. Les premiers rayons du soleil levant, en frappant le panier, lui feront pousser un lugubre cri, avant de lui rendre son véritable visage et ses attributs, celle de la femme-fée (la baguette magique remplacera alors son grauet)  qu'elle était avant que la malédiction divine ne l'atteigne. Marie alors épousera, si c'est un homme, celui qui l'aura ainsi délivré. Si c'est une femme, elle lui donnera, avec la richesse, tous ses "pouvoirs" de magicienne, la mettant ainsi à l'abri de la pauvreté et du malheur.

    Hélas pour elle, le mauvais sort risque de perdurer encore longtemps, aucune personne n'étant pour l'instant assez courageuse (ou téméraire) pour essayer de le briser.

    MARIE GRAUETTE (LÉGENDE DU NORD)

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  • LES SALAMANDRES

    Les Salamandres sont les esprits du Feu.. Les plus subtils et les plus redoutables des Elementaux, le feu étant le plus dangereux des 4 éléments.

    Ils sont les plus éloignés de nous, leurs apparences tout comme leur langage, imposent et inspirent le respect. On les décrit comme des sortes de serpents dressés en position verticale, et que l'on peut parfois observer dans les feux de cheminées, ou au cœur des orages, dans certains éclairs de foudre. 

    Les Salamandres sont composés de matière presque entièrement épurée, qui accomplissent leur ultime combustion avant de devenir totalement esprits. Ils incarnent le feu divin, celui de l'illumination et de l'éveil.

    Ces esprits sont les "frères" de la Kundalini, ce serpent énergétique qui, pour les Hindous, est situé à la base de notre colonne vertébrale et qui, une fois éveillé, provoque un feu spirituel intérieur qui embrase totalement notre être, monte jusqu'au cerveau et jaillit par le 7ème chakra situé dans la fontanelle en une magnifique fleur de lotus aux mille pétales. On devient à ce moment là un être consciemment et totalement éveillé, un "médium" capable de se servir intelligemment de toutes ses facultés psychiques, mais uniquement pour aider son prochain... L'Ego n'ayant plus aucune prise sur lui. Au Moyen-Âge, les Salamandres étaient associées à la pierre philosophale des Alchimistes.

    On les classe en 4 catégories, suivant leur degré d'intelligence et de combustion. Elles sont rouges, orange, jaune ou violette, ces dernières étant les plus élevées et les plus subtiles. Elle sont invoquées lors des cérémonies d'initiation ou de guérison chamanique.

    (Texte tiré du site Passeurs.com) 

    LES SALAMANDRES

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  • LES SYLPHES

     

    Les Sylphes et Sylphides dominent l'élément Air. Ce sont des créatures ailées, diaphanes, gracieuses et élancées, dont l'apparence se rapproche beaucoup de celle des Anges. Ce sont des êtres radieux, extrêmement mobiles.

    Elfes et Sylphides prennent souvent l'apparence de beaux jeunes gens ailés. Mais les Anges ont une vocation morale et spirituelle, tandis que le Sylphes ne savent distinguer le bien du mal. Ce  sont des esprits curieux. Leurs corps sont légers et fluides. Ils ont parfois l'aspect d'un nuage condensé et sont plutôt visibles au crépuscule. 

    Les Sylphes veillent au mécanisme de la photosynthèse des plantes et à leur bon ensoleillement. Ils aiment aussi la musique et ils chantent des airs célestes. Ils sont très attachés aux enfants et à toutes les personnes qui ont su préserver l'innocence de leurs âmes, et qui ont su garder leur capacité d'émerveillement devant la Nature.

    Vivant exclusivement dans l'Air et se mouvent de ce fait très rapidement, ils sont très difficile à apercevoir. Ils habitent le ciel et les nuages, et peuvent créer des tempêtes, tornades ou ouragans quand ils s'estiment offensés. Ils se confondent ordinairement avec le bleu du ciel.

    Aux yeux des clairvoyants,  ils possèdent un corps entouré d'une aura de couleur rose pâle ou bleu azur. Leur occupation favorite consiste à modeler les nuages afin de leur donner les formes-pensées qu'ils détectent télépathiquement dans la pensée humaine.

     LES SYLPHES

    Il est parfois possible de les influencer mentalement afin qu'ils reproduisent les formes que l'on désire. Pour cela, fixez votre pensée sur un nuage, invoquez un Sylphe et demandez-lui d'en modifier l'aspect de manière qu'il adopte l'apparence que vous souhaitez lui donner.

    S'il est présent, vous verrez alors le nuage prendre délicatement ou rapidement, selon son humeur,  la forme souhaitée.

    Les Sylphes sont d'une nature intermédiaire entre les hommes et les Anges. Certaines personnes qui croient parfois apercevoir, de façon furtive, des Anges aperçoivent en réalité des Sylphes, doté d'un corps moins subtil et donc plus perceptible au regard humain.

    La nature des Sylphes les pousse à vouloir se rattacher aux Anges. Ils leur sont d'ailleurs entièrement soumis et travaillent parfois sous leurs ordres.

    (Texte tiré du site Passeurs.com) 

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  • Félix regardait la mer et rêvait, le dos bien calé contre un rocher quand soudain, une jolie voix le fit sursauter.

    "Bonjour, petit homme ! A quoi penses-tu ?"

    Celui-ci leva la tête pour répondre, et ce qu'il vit l'étonna. Devant lui, flottant sur les vagues turquoises, une sirène le regardait, d'un air malicieux.

    SIRELLA

     

    Après un bref instant de silence, le gamin lui lança, surpris :

    "Comment cela est-il possible ? Je rêve ! Les sirènes n'existent que dans les légendes que me racontais jadis mon père, le soir, pour m'endormir. Mais tu me sembles bien réelle, pourtant !"

    "Je le suis tout autant que toi. Mais seuls les cœurs purs peuvent me voir. Veux-tu venir visiter le royaume sous-marin avec moi ? Je m'appelle Sirella !"

    "Et moi, Félix ! Je serais heureux de venir, mais je ne le peux pas. Je ne suis pas un poisson."

    "Fais-moi confiance, et viens avec moi ! Il ne t'arrivera rien de mal, c'est promis !"

    Poussé par la curiosité, l'enfant se jeta à l'eau et rejoignit la sirène. Celle-ci le toucha du doigt et une bulle d'air, invisible, l'entoura. Autour d'eux, des étoiles de mer ondulaient, silencieuses ballerines sous-marines.

    Félix était fasciné. Il plongea à la suite de Sirella, toujours plus profondément dans l'océan.

    Des milliers de poissons de toutes les couleurs les suivaient. Puis, Félix aperçut une étrange barrière d'algues et de corail. Tout près de là, une épave gisait, recouverte de coquillages nacrés.

    SIRELLA

      Sirella se retourna et croisa son regard. Il n'était plus que nostalgie et souffrance silencieuse.

    "Qu'as-tu donc ? Je t'ai vu bien des fois, sans que tu t'en aperçoives. Tu aimes la mer, n'est-ce pas ? Alors, pourquoi brusquement es-tu si triste ?" 

    Le petit garçon ne répondit à sa question que par une autre.

    "Pourquoi la mer est-elle si cruelle ? Mon père était marin. Il l'aimait, la respectait, la craignait même ! Pourquoi alors l'a-t-elle gardé ?"

    Et les larmes coulèrent sur ses joues. La sirène revint vers lui doucement.

    "La mer est vivante, au même titre que toi ! Elle aime la pureté et nous abrite depuis toujours. Mais l'homme ne respecte rien. Il est orgueilleux et dominateur... et sale. Regarde ce qu'il fait ! Il nous souille avec mépris, il nous empoisonne. Alors parfois nous nous mettons en colère. Nous créons les tempêtes et les récifs... et les naufrages. Mais les cœurs purs restent nos amis, et ils reposent pour l'éternité dans notre paradis sous-marin. Regarde !"

    Il tourna la tête vers l'endroit que lui montrait maintenant Sirella. Son père était là, nageant au milieu des ondines.

    Félix cria alors : "Papa !"

    Celui-ci se retourna, le regard étonné. L'enfant l'entendit murmurer :

    "Pas mon fils, s'il vous plait ! Il est si jeune encore !"

    Sirella le rassura.

    "Son cœur innocent et tourmenté avait besoin d'être consolé. C'est pourquoi je l'ai fait venir jusqu'à toi."

    Puis, se tournant vers le petit garçon, elle lui dit :

    "Il faut rentrer maintenant. Il est tard et ta mère va te chercher."

    Félix restait là, contemplant son père sans faire un geste.

    "Remonte à la surface avec moi ! dit Sirella, en lui prenant la main. Et ne sois plus triste maintenant ! Toi qui aime la mer, va sur la plage à chaque coucher de soleil. La dernière vague qui viendra chaque soir s'écraser à ta pieds, avant l'obscurité, sera celle que ta mère t'enverra pour te dire qu'il pense toujours à toi."

    SIRELLA

      Félix, ravi de la promesse, remonta à la surface avec Sirella. Puis, la sirène le quitta pour replonger, hors de portée humaine, dans son royaume sous-marin.

    De nouveau adossé au rocher, Félix pensait encore à sa merveilleuse aventure, quand sa mère vint le rejoindre, en lui demandant :

    "Où donc étais-tu passé ? Je t'ai cherché partout. Rentre à la maison, il est tard !"

    "Maman ! commença-t-il. J'ai rencontré une sirène, et grâce à elle, j'ai même pu revoir papa !"

    "Arrête un peu de rêver, et suis-moi ! lui répondit sa mère, sans même se retourner vers la plage. Ah, ce gamin ! Quelle imagination il a !..."

    SIRELLA

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