• LA PROVIDENCE A L'HOMME

    Quoi ! le fils du néant a maudit l'existence !
    Quoi ! tu peux m'accuser de mes propres bienfaits !
    Tu peux fermer tes yeux à la magnificence
    Des dons que je t'ai fait !

    Tu n'étais pas encor, créature insensée,
    Déjà de ton bonheur j'enfantais le dessein ;
    Déjà, comme son fruit, l'éternelle pensée
    Te portait dans son sein.

    Oui, ton être futur vivait dans ma mémoire ;
    Je préparais les temps selon ma volonté.
    Enfin ce jour parut ; Je dis : Nais pour ma gloire
    Et ta félicité !

    Tu naquis : ma tendresse, invisible et présente,
    Ne livra pas mon oeuvre aux chances du hasard ;
    J'échauffai de tes sens la sève languissante,
    Des feux de mon regard.

    D'un lait mystérieux je remplis la mamelle ;
    Tu t'enivras sans peine à ces sources d'amour,
    J'affermis les ressorts, j'arrondis la prunelle
    Où se peignit le jour.

    Ton âme, quelque temps par les sens éclipsée,
    Comme tes yeux au jour, s'ouvrit à la raison
    Tu pensas ; la parole acheva ta pensée,
    Et j'y gravai mon nom.

    En quel éclatant caractère
    Ce grand nom s'offrit à tes yeux !
    Tu vis ma bonté sur la terre,
    Tu lus ma grandeur dans les cieux !
    L'ordre était mon intelligence ;
    La nature, ma providence ;
    L'espace, mon immensité !
    Et, de mon être ombre altérée,
    Le temps te peignit ma durée,
    Et le destin, ma volonté !

    Tu m'adoras dans ma puissance,
    Tu me bénis dans ton bonheur,
    Et tu marchas en ma présence
    Dans la simplicité du coeur;
    Mais aujourd'hui que l'infortune
    A couvert d'une ombre importune
    Ces vives clartés du réveil,
    Ta voix m'interroge et me blâme,
    Le nuage couvre ton âme,
    Et tu ne crois plus au soleil.

    " Non, tu n'es plus qu'un grand problème
    Que le sort offre à la raison ;
    Si ce monde était ton emblème,
    Ce monde serait juste et bon. "
    Arrête, orgueilleuse pensée ;
    A la loi que je t'ai tracée
    Tu prétends comparer ma loi ?
    Connais leur différence auguste
    Tu n'as qu'un jour pour être juste,
    J'ai l'éternité devant moi !

    Quand les voiles de ma sagesse
    A tes yeux seront abattus,
    Ces maux, dont gémit ta faiblesse,
    Seront transformés en vertus,
    De ces obscurités cessantes
    Tu verras sortir triomphantes
    Ma justice et ta liberté;
    C'est la flamme qui purifie
    Le creuset divin où la vie
    Se change en immortalité !

    Mais ton coeur endurci doute et murmure encore ;
    Ce jour ne suffit pas à tes yeux révoltés,
    Et dans la nuit des sens tu voudrais voir éclore
    De l'éternelle aurore
    Les célestes clartés !

    Attends; ce demi-jour, mêlé d'une ombre obscure,
    Suffit pour te guider en ce terrestre lieu :
    Regarde qui je suis, et marche sans murmure,
    Comme fait la nature
    Sur la foi de son Dieu.

    La terre ne sait pas la loi qui la féconde ;
    L'océan, refoulé sous mon bras tout-puissant,
    Sait-il comment au gré du nocturne croissant
    De sa prison profonde
    La mer vomit son onde,
    Et des bords qu'elle inonde
    Recule en mugissant ?

    Ce soleil éclatant, ombre de ma lumière.
    Sait-il où le conduit le signe de ma main ?
    S'est - il tracé soi-même un glorieux chemin ?
    Au bout de sa carrière,
    Quand j'éteins sa lumière,
    Promet-il à la terre
    Le soleil de demain?

    Cependant tout subsiste et marche en assurance.
    Ma la voix chaque matin réveille l'univers !
    J'appelle le soleil du fond de ses déserts
    Franchissant la distance,
    Il monte en ma présence,
    Me répond, et s'élance
    Sur le trône des airs !

    Et toi, dont mon souffle est la vie ;
    Toi, sur qui mes yeux sont ouverts,
    Peux-tu craindre que je t'oublie,
    Homme, roi de cet univers ?
    Crois-tu que ma vertu sommeille ?
    Non, mon regard immense veille
    Sur tous les mondes à la fois !
    La mer qui fuit à ma parole,
    Ou la poussière qui s'envole,
    Suivent et comprennent mes lois.

    Marche au flambeau de l'espérance
    Jusque dans l'ombre du trépas,
    Assuré que ma providence
    Ne tend point de piège à tes pas.
    Chaque aurore la justifie,
    L'univers entier s'y confie,
    Et l'homme seul en a douté !
    Mais ma vengeance paternelle

    Confondra ce doute infidèle
    Dans l'abîme de ma bonté.

    Alphonse de Lamartine

    LA PROVIDENCE A L'HOMME

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  • Les lacs qui sont des îles à l'envers ont toujours frappé l'imagination. Mers intérieures que l'on pouvait cerner, souvent du regard, univers enclos dont la surface plate, étrangère aux pas de l'homme, devait receler bien des trésors, des villes englouties, des portes secrètes.

    LES LACS SACRÉS EN FRANCE

    Il n'y a pas si longtemps que l'on a pu mesurer la profondeur de la plupart d'entre eux, et, au cours de notre histoire passionnelle, rien n'interdisait de croire qu'ils étaient sans fond !

    Emile Mâle dit que "les lacs eux mêmes, sous leur surface immobile, cachaient une divinité"

    Le lac Saint Andéol

    Grégoire de Tours nous en donne un bel exemple en nous relatant le curieux rituel ausquel se livraient les populations des Monts d'Aubrac, riverains du Lac Saint Andréol." les hommes s'y rendaient en charrette et festoyaient pendant trois jours autour du lac, lui amenant en signe d'offrande de la lingerie, des pièces de vêtements, du fil de laine, du fromage, des gâteaux... Le quatrième jour s'élevaient une grande tempête suivie de pluie. Un prêtre, Parthénius, après avoir vainement de convaincre les paysans à renoncer à ce cérémonial païen, éleva une église dans laquelle les hommes finirent par apporter les offrandes destinées au lac. Cependant, l'habitude de jeter dans l'eau du lac des objets usés et des gâteaux s'est conservée jusqu'au XIXème siècle; les pèlerins jetaient encore dans le lac, sans en comprendre le but, des chemises et des pantalons...

    Le lac de Bord, les rituels

    Est tenace encore ici une légende de ville engloutie et d'un trésor de monnaies qui y fut jadis dragué. à 2 kilomètres de là, le lac du Bord a conservé les traces d'un habitat antique, sous forme de nombreux tumuli. Il est probable que son voisin, le lac de St Andréol, fut lui aussi fréquenté par des hommes de la protohistoire. Peut être habitaient-ils cette mystérieuse montagne nommée Hélanie qui dominait le lac. En tout cas, les cérémonies pluviales , c'est à dire pour faire tomber la pluie ne devaient pas toujours être bienfaisante, puisqu'on parle de violents orages, de tempêtes, de chutes de pierres et de déluges d'eau.

    Le lac Pavin, un lac bénit

    La nature volcanique, en tout cas, est pour beaucoup dans la sacralisation des lacs de montagne. En Auvergne même, le lac Pavin en est un autre exemple. Presque parfaitement circulaire et assez profond pour n'avoir que des eaux particulièrement sombres, il est dominé par un volcan, le puy de Montchal. Des murailles basaltiques se reflètent dans des eaux si noires que, dit-on, les poissons ne peuvent pas y vivre. Or C'est un lac bénit. Si l'on jette une pierre dedans, elle déclenche un formidable ouragan qui entraîne et engloutit l'imprudent.

    La légende 

    En Auvergne, dans un paysage impressionnant dominé par un volcan, le Puy de Montchal. Des murailles de basalte tombent et se reflètent dans des eaux si noires que, dit-on, les poissons ne peuvent y vivre. Ce lac splendide fut toujours considéré comme un lac sacré, béni des dieux. Une antique légende dit qu'il ne faut pas jeter de pierre dedans sous peine de déclencher un ouragan et de se trouver englouti. A proximité, le Creux de Soucy, curieux puits naturel qui s'ouvre à quatre-vingts mètres au-dessus du lac, dans la coulée basaltique du volcan, se présente sous la forme d'un entonnoir large de vingt-cinq mètres, qui s'ouvre une douzaine de mètres plus bas sur un trou béant, véritable bouche de l'abîme, qui donne sur une vaste caverne en forme de coupole avec, au centre, un autre petit lac. Gare à celui qui s'y engage: une couche d'acide carbonique, épaisse de plusieurs mètres, plane au-dessus des eaux, interdisant toute vie. La réputation infernale de ce lieu était donc basée sur un danger réel qui terrorisait les populations primitives.

    Le creux de Soucy

    A proximité du lac Pavin, le creux de Soucy a certainement contribué par sa nature énigmatique à condenser ici des croyances et des frayeurs. C'est un curieux puits naturel qui s'ouvre à 80 mètres au dessus du lac Pavin, dans la coulée basaltique du volcan, et se présente sous la forme d'un entonnoir de 25 mètres de diamètre et profond d'une dizaine. Au bas de l'entonnoir, un trou béant est la véritable bouche de l'abîme qui mène à une vaste caverne circulaire en forme de coupole, d'environ 50 mètres de diamètre, et dont le centre est occupé par un petit lac stagnant qui paraît s'alimenter exclusivement par le suintement des voûtes. Une couche d'acide carbonique plane au dessus de l'eau sur une épaisseur pouvant atteindre plusieurs mètres et interdisant toute vie animale ou humaine.

    Quelques légendes...

    Nombreuses sont les légendes de trésors et de villes englouties dans de mystérieux lacs, dont les fonds s'ouvriraient sur d'autres mondes. Nombre d'entre eux semblaient cacher, sous leur surface où se mire le ciel, une divinité que les populations environnantes respectaient et à qui elles sacrifiaient, en leur faisant des offrandes de pièces de monnaie, mais aussi de lingerie, vêtements, aliments divers et parfois même bijoux et objets précieux. Citons parmi ces lacs les plus remarquables d'entre eux :

    Le lac d'Antre

    Dans le Jura est un autre lac sanctuaire, sur les bords duquel on a trouvé des ruines d'édifices romains considérables. Ce lac est mystérieusement alimenté par une rivière souterraine qui surgit avec impétuosité, et se jette dans le lac dont l'eau disparaît sur l' autre versant dans un gouffre ouvert au pied d'une falaise, pour reparaître cent mètres plus bas, après avoir parcouru une succession de siphons qu'elle met douze heures à franchir. Ce lieu était protégé par la déesse gauloise Bellona, puis par le dieu romain Mars. Dans les sanctuaires dont il ne reste rien sinon un pont, dit Pont des Arches, des inscriptions et fragments de calendriers ont prouvé que l'on y adorait les monts environnants, le lac et le soleil.

    LES LACS SACRÉS EN FRANCE

    Dans les Hautes-Alpes

    plusieurs antiques lacs sacrés sont toujours bénis par un prêtre conduisant une procession à date fixe chaque année. Ces pèlerinages reprennent la suite d'anciens cultes à ces eaux que le temps n'atteint pas et qui sont, selon l'expression de Bachelard, comme des grands yeux tranquilles. Citons le grand et le petit lac de la Madeleine, ainsi que celui de Chabrières .

    Bien sûr on trouve à travers toute la France des lacs abritant des fées, des ondines, des dames blanches, mystérieux êtres magiques, dont Mélusine reste le plus beau symbole. Toutes ces nymphes au corps vaporeux aiment ces eaux calmes et leurs nappes de brouillard. Citons parmi tant d'autres le lac des Fées qui se trouve à proximité d'Henrichemont, dans le Cher. Et aussi l'étang de Illzach, dans le Haut-Rhin près de Mulhouse, hanté par une dame blanche qu'il ne fallait jamais suivre.

    Les mares aux diables citées par George Sand sont elles aussi nombreuses et considérées comme des portes de l'enfer. Ainsi les maraIs de l'Ellez en Bretagne, forment un impressionnant cirque noir qu'une chapelle de l' Archange tente d'exorciser . Ils sont dominés par le sommet le plus haut de la Bretagne, le Tertre de la Chaise

    Citons enfin un lac sacré disparu: celui de Toulouse, où un trésor aurait été précipité pour conjurer la peste , mal venu d'Orient comme cet or maudit. Sur son emplacement se trouve construite l'église de Saint-Sernin.
    (source : http://www.cles.com/enquetes/article/le-tour-de-france-en-35sites)

    LES LACS SACRÉS EN FRANCE

    Les Lacs dans les Pyrénées

    Légende du lac bleu de Chiroulet (Hautes Pyrénées)

    Il y a très longtemps, à l'endroit où se trouve le lac Bleu, il y avait un village de riches bergers...
    Un soir, arrive un inconnu, un mendiant, qui va de porte en porte demander la charité. Mais les bergers, qui sont aussi riches qu'égoïstes, le chassent de leurs maisons, sauf un, pauvre, qui demeure dans une simple cabane à l'écart des autres habitations. Cet homme est tellement pauvre qu'il ne possède qu'une seule bête, mais il accepte de la sacrifier pour la partager avec son hôte. Le repas fini, ce dernier lui dit : « Ramasse les os et la dépouille de l'animal et place-les devant ta porte, puis allons nous coucher ». L'homme s'exécute et, le lendemain à son réveil, le mendiant a disparu mais il aperçoit un immense troupeau dans son enclos et, à la place du village, un immense lac. (d'après pyrenepeche)

    LES LACS SACRÉS EN FRANCE

    (photo : randonnees-pyrenees)

    Légende de l'étang Rond (Couserans - Ariège)

    Une légende est apparentée à l'étang rond. Il s'agit du berger Mount Ner, qui gardait son troupeau sur les berges de l'étang, fut transformé, lui, ses chiens et ses moutons, en rochers, pour avoir refusé l'hospitalité à un homme perdu dans ces lieux.( d'après Freddy)

    LES LACS SACRÉS EN FRANCE

    (photo : montcalm)

    Lac de Héas - une drôle d'histoire (Hautes Pyrénées)

    Vers 1610, suite à un orage particulièrement violent un éboulement forma un barrage dans la vallée de Héas, on dit que quelques heures après la catastrophe, un berceau renfermant un bébé fut retrouvé sur le lac qui s'était formé. Le nouveau né fut baptisé "Salvat" (sauvé en patois). En septembre 1788, suite à un autre violent orage la digue se creva sous le poids des eaux et le lac se vida d'un seul coup. 
    Toujours la même année un important tremblement de terre provoqua la chute d'énormes blocs de pierre au-dessus de Gèdre pour donner l'actuel chaos de Choumélis sur la route de Gavarnie Le séisme de 1610 provoqua en effet un éboulement de la montagne de Coumély, formant un chaos sur le chemin de Héas, parfois dénommé «chaos de Gèdre» (lieu dit la peyrade), et entraînant la formation d'un lac qui subsistera jusqu'à l'orage du 4 au 5 septembre 1788. Cette nuit-là, la pression des eaux fera exploser le bouchon artificiel et les dégâts seront considérables puisque des villages de la vallée de Luz seront totalement ou patiellement rayés de la carte. Le chaos dit de Coumély, sur la route de Gavarnie, aurait une origine beaucoup plus ancienne et remonterait à un séisme du Ve siècle qui aurait touché toute la chaîne des Pyrénées et aurait été ressenti dans tout le bassin occidental de la Méditerranée.

    LES LACS SACRÉS EN FRANCE

    La légende du lac de Lourdes (Hautes Pyrénées)

    Ce lac eut, pendant très longtemps, une sinistre réputation. On disait même que, quand un malheureux s'y noyait, son âme restait prisonnière au fond du lac. Une légende raconte qu'autrefois, à l'emplacement du lac de Lourdes, s'élevait une cité dont les habitants étaient si méchants et pervertis que Dieu décida de la détruire et d'engloutir toute la population. Pourtant, il accepta de faire une exception pour une famille qui s'était montrée de tous temps pieuse et charitable. Le soir qui précéda la destruction de la ville, un envoyé de Dieu se présenta à l'homme et lui dit : «Cette cité sera détruite par le Seigneur. Prends avec toi ta femme et tes enfants et fuis loin d'ici ! Mais n'oublie pas une chose : quoi que vous entendiez, vous ne devrez vous retourner pour voir ce qu'il se passe.» 
    Les membres de la famille quittèrent donc la ville. Et à peine en avaient-ils franchi les limites qu'ils entendirent des bruits épouvantables derrière eux. L'homme pressait les siens, les obligeait à marcher plus vite et leur répétait qu'ils ne devaient, sous aucun prétexte, se tourner en arrière. Or, sa femme, portant dans ses bras son dernier-né, prise de curiosité et voulant absolument savoir ce qu'il se passait, se retourna et fut aussitôt changée en une statue de pierre. Depuis lors, certains soirs de novembre, des chasseurs et des pêcheurs attardés au bord du lac, affirmaient entendre le glas des cloches englouties sonnant l'anniversaire du châtiment.

    Il existe en bordure de la route de Poueyferré, à la limite des communes de Lourdes et Bartrès, un grand bloc de pierre (peut-être un ancien mégalithe) appelé la «Peira Crabèra, incliné dans la diection du lac dont la légende affirme qu'il s'agit de la femme qui avait été pétrifiée quand elle fuyait la ville.

    Cette légende n'est pas sans rappeler l'histoire de Sodome et Gomorrhe et de la femme de Loth qui, elle aussi, avait été changée en pierre. (d'après Pyrenepeche)

    LES LACS SACRÉS EN FRANCE

    (photo : Darreenvt

    la légende de l'étang de Bethmale

    "Il y a très longtemps vivait cachée au lac de Bethmale une méchante sorcière. Tous les jours, elle faisait des misères aux habitants du village. Un jour de colère, les bethmalais montèrent vers le col de la Core avec leurs fourches pour se débarrasser d'elle. Prise au piège, la bruche sauta dans le lac en jurant qu'elle ne disparaîtrait jamais. Depuis, sa robe bleu vert, restée au fond, donne au lac ses reflets si particuliers." (d'après Matmontagne)

    LES LACS SACRÉS EN FRANCE

    La légende du lac d'Isaby

    A une époque très ancienne, le plus grand serpent qu’on n'ait jamais vu, hantait les pâturages d’Isaby, au-dessus de la petite ville de Pierrefitte, dans la vallée du gave de Pau. Des troupeaux innombrables paissaient sur ces pentes sous la conduite des bergers de la vallée et de leurs grands chiens blancs.

    Quand le dragon se réveillait, il ouvrait sa vaste gueule, et un souffle magique traversant le vallon emportait troupeaux, chiens et bergers dans les entrailles du monstre.

    Or il y avait dans le village d’Arbouix un homme doté de beaucoup de courage et de non moins d’adresse. Il résolut de délivrer son pays, et dans ce but il établit une forge dans le lieu le plus secret du vallon d’Isaby. Il mit au feu une lourde enclume de fer ; lorsqu’elle fut rouge, il la porta à l’entrée du repère du monstre, avec l’aide de quelques compagnons dévoués, et tous s’enfuirent.

    Lorsque le serpent vit le fer rouge, il l’aspira comme il aurait fait d’un mouton, d’un seul trait. Le feu se mit à ses entrailles et, dévorée de soif, la bête se mit à boire, à boire jusqu’à en crever.

    Alors, l’eau qu’elle avait avalée se répandit dans le fond du vallon : c’est ainsi que naquit le lac d’Isaby, aux eaux bleues et poissonneuses.
    (D’après Bernard Duhourcau : guide des Pyrénées mystérieuses)

    LES LACS SACRÉS EN FRANCE

    Les étangs de Nohèdes

    Les étangs de Nohèdes étaient un lieu redouté des paysans de ces montagnes, qui se gardaient bien d'y jeter des pierres, persuadés que l'orage en sortirait. C'est surtout vrai pour l'Etang Noir, si profond qu'il abriterait un palais de démons : dès qu'une pierre est lancée, ils sortent, sautent, et l'on entend de grands éclats du tonnerre. Il paraît même que les grandes truites qu'on y pêchait étaient elles aussi des démons : mises à la poêle, elles s'échappaient par la cheminée !

    LES LACS SACRÉS EN FRANCE

    (photo : balades-lison)

    Etang du Diable / Males

    Très curieuse légende à propos de l'Etang du Diable (anciennement Etang du Males). Si l'on y jette un caillou, une demi-heure après, le lac se met à bouillonner, avec forces éruptions "sulphureuses", puis des orages, des éclairs se déclenchent avec fureur. (d'après JFB)  

    LES LACS SACRÉS EN FRANCE

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  • Les Sylphes, Sylphides, Elfes dominent l’élément Air. Ce sont des créatures ailées, diaphanes, gracieuses et élancées dont l'apparence se rapproche beaucoup de celle des Anges. Ce sont des êtres radieux, excessivement mobiles.

    Elfes et Sylphes prennent souvent l'apparence de beaux jeunes gens ailés. 
    Mais les Anges ont une vocation morale et les Sylphes ne peuvent discerner le bien du mal.

    Les Sylphes sont des esprits curieux. Leurs corps sont légers et fluides. 
    Ils ont parfois l'aspect d'un nuage condensé et sont plutôt visibles au 
    crépuscule.

    Les Elfes veillent au mécanisme de la photosynthèse des plantes et à leur 
    ensoleillement. Ils aiment aussi la musique et ils chantent des sons 
    célestes. Ils sont très attachés aux enfants et à toutes les personnes qui 
    ont su préserver une âme innocente et qui sont capables de s'émerveiller 
    d'un rien. La taille des Elfes peut varier de la paume d'une main à moins 
    d'un centimètre.

    Vivant exclusivement dans l'air et se mouvant très rapidement, les Sylphes sont très difficiles à apercevoir. Ils habitent le ciel et les nuages, au milieu des tempêtes et des vents. Ils se confondent avec le bleu du ciel.

    Aux yeux des clairvoyants, ils possèdent un corps entourés d'une aura de 
    couleur rose pâle et bleu azur. Leurs occupations favorites consistent à 
    modeler les nuages afin de leur donner les formes pensées qu'ils détectent dans l'imagination des hommes. Il est possible de les influencer mentalement afin qu'ils reproduisent les formes que l'on désire. Pour cela: fixez votre regard sur un nuage, invoquez le sylphe correspondant et demandez-lui d'en modifier l'aspect de manière qu'il adopte l'apparence que vous souhaitez lui donner.

    Les Sylphes sont d'une nature intermédiaire entre les hommes et les Anges. Certaines personnes qui croient voir des Anges aperçoivent en réalité des Sylphes, doté d'un corps moins subtil et donc plus perceptible. La nature des Sylphes les pousse à vouloir se rattacher aux Anges. D'ailleurs, ils travaillent parfois avec eux. Leur désir est de s'individualiser et de quitter leur âme groupe. De par cette envie, ils se démarquent de l'ensemble du Petit Peuple.

    Holda, Aril et Melior respectivement Reine, Princesse et Dame des Syplhes peuvent projeter en nous des énergies dites de long terme. La chance, la réussite et la santé nous serons accordé de manière durable.

    En priant ces trois Fées dirigeant les Sylphes, nos esprits s'ouvriront et 
    travailleront plus vite. Ces Fées nous offriront le bonheur, la connaissance, le savoir.
     

     (Source: Jean Michel....www.lespasseurs.com)

     

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  • Jeff Panacloc est un jeune ventriloque très talentueux. Accompagné de Jean-Marc, son singe aussi farceur qu'impertinent, ils forment un duo follement drôle. Le visage si expressif de sa marionnette, donne parfois l'impression qu'il possède sa propre vie, indépendamment de son alter ego. Un humour décapant, des changements de voix impressionnant donne le ton de ce duo si attachant.

    J'adore ce couple "hors-norme". "Que du bonheur !!!"

     

     

    Dans cette dernière vidéo, filmée le 31/12/2013 on voit Jean-Marc qui tient à chanter une chanson de Noël.... Il lance une vanne à l'adresse de Patrick Sébastien, puis enchaîne sur "sa chanson".

    Impertinente au départ.... c'est ce qui fait le charme de Jean-Marc.... Jusqu'au 3ème et dernier couplet, véritable message rempli de tendresse. Un vrai bijou  d'émotion.... C'est de loin ma vidéo préférée.


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  • Le promeneur des sites mystérieux ne doit pas manquer de visiter les monuments qui suivent, en effet, Paris, une des plus belles villes du monde, cache bien des secrets, en voici quelques uns.

     

    La sorcière de Montmartre  

    PARIS ET SES MYSTÈRES

    Rocher et maison de la sorcière, Montmartre

    Pour dénicher le "rocher de la sorcière", il ne faut pas hésiter à jouer les explorateurs urbains. Cette fontaine désaffectée trône dans un passage boisé, officieusement nommé "passage de la sorcière". Entre les arbres et les plantes (derniers vestiges du maquis de Montmartre), face à cet intriguant rocher, un portail mène à une belle demeure de style directoire. Elle fut en son temps la maison de la sorcière...  

    La légende raconte qu'une femme y vécut seule, dans ce qui était alors le passage de la Sourcière. Les enfants du quartier la surnommaient "la sorcière" et ce nom lui resta.

    Il y a quelques années encore le passage était nauséabond. Aujourd'hui, un hôtel de très grand luxe - l'Hôtel Particulier - a choisi de s'installer dans l'ancienne demeure. 

    • Adresse : 21 avenue Junot, 75018 Paris
    • Métro : Lamarck-Caulaincourt

     

      

    PARIS ET SES MYSTÈRES

    Une des avenues les plus pittoresques et les mieux gardées de la capitale. 

    Située à deux pas de la place Pigalle, l'avenue Frochot est un petit coin de verdure où de nombreux artistes de bohème ont résidé. Django Reinhardt y aurait brûlé ses meubles pour se réchauffer, Toulouse Lautrec installé son atelier de nu au numéro 15.

    L'impasse est aujourd'hui entièrement privée et ses maisons aux architectures néo-antiques ou médiévales ne peuvent plus être aperçues que par les grilles. 
    L'ambiance des lieux reste cependant très particulière. Propice aux légendes urbaines, on raconte même que l'endroit abriterait une maison hantée.

     

    Une maison hantée à Pigalle 

    PARIS ET SES MYSTÈRES

    Une demeure néogothique à l'histoire mouvementée

    Habitants illustres, morts mystérieuses et coïncidences troublantes,

    Il n'en fallait pas plus pour envelopper la demeure située au numéro 1 de l'impasse d'un voile de mystère.

    Sylvie Vartan s'y serait, parait-il, installée un temps avant de s'enfuir soudainement. L'acquéreur suivant serait décédé peu de temps après avoir emménagé, succombant à la même maladie qui aurait emporté, des années plus tôt, le compositeur Victor Massé, également propriétaire de la maison. A sa mort, le directeur des Folies Bergère l'aurait rachetée avant d'en faire hériter sa femme de ménage, sauvagement assassinée à coups de tisonnier par un meurtrier jamais retrouvé. 

    Après avoir été un temps inhabitée, la maison est aujourd'hui de nouveau occupée. Ses nouveaux propriétaires l'ont bien entendu fait exorciser avant de s'y installer... 

    • Adresse : 1 avenue Frochot, ou 24 rue Victor Massé, 75009 Paris
    • Métro : Pigalle ou Saint-Georges 

     

    Bruits de chaînes au Gibet de Montfaucon 

    Dans cette rue se dressait autrefois le gibet de Montfaucon

    PARIS ET SES MYSTÈRES

    Le gibet de Montfaucon, principal gibet des rois de France au nord de Paris, se situe sur une éminance proche de la rue de la Grange-aux-Belles. Détruit en 1760, il avait été dressé à la requête d'Enguerrand de Marigny, qui y fut lui-même pendu. Un tel monument et les atrocités qui s'y sont perpétrées ne s'effacent pas aisément de l'esprit des résidents. La terreur qu'il générait hante toujours les alentours de façon  palpable.

    Selon divers témoignages, des bruits de chaînes et des gémissements retentiraient, encore aujourd'hui, à l'emplacement de la potence. 

    • Adresse : rue de la Grange-aux-belles, 75010 Paris
    • Métro : Colonel Fabien

     

     L'Atelier de Maître Albert

    PARIS ET SES MYSTÈRES

     

    L'Atelier de Maître Albert, aujourd'hui un restaurant

    Un alchimiste aux pouvoirs inexpliqués

    La rue du Maître Albert est une venelle calme, qui porte le nom de son plus illustre résident : Albert de Cologne dit Albert le Grand. Savant, théologien, alchimiste, ce personnage a laissé dans l'histoire le plus célèbre manuel de basse sorcellerie, Les merveilleux secrets du Grand et du Petit Albert

    Il aurait fabriqué une incroyable tête artificielle, capable de bouger et de répondre aux questions posées. Ce qui est sûr, c'est que l'esprit du maître est aujourd'hui bien présent dans la rue, jusqu'à la place Maubert, où il donnait ses leçons. 

    L'emplacement de son ancienne demeure serait aujourd'hui occupé par un restaurant gastronomique qui parle de transformation des présents de la nature... C'est à cet endroit même qu'il aurait installé son laboratoire de recherche, dans lequel il pratiqua l'alchimie, la magie cérémonielle et la nécromancie. 

    • Adresse : Rue Maître Albert, 75005 Paris
    • Métro : Maubert-Mutualité

     

    Sinistre légende sur l’Île de la Cité

    PARIS ET SES MYSTÈRES

    Entrée de la rue Chanoinesse 

    Le barbier sanglant de la rue Chanoinesse

    L'Ile de la Cité abrite une légende tellement incroyable qu'elle a inspiré les Chroniques de l'historien Du Breul et le scénario du tout dernier film de Tim Burton. 

    Au XVIe siècle, des étudiants logeant chez les chanoines de Notre-Dame disparaissent un à un. L'un d'eux est pleuré des jours durant par son chien, hurlant à la mort devant la boutique du barbier de l'île.

    Les habitants du quartier percent alors le mystère, horrifiés : le barbier égorgeait de temps en temps un jeune client et basculait son corps dans une cave communiquant avec la boutique d'un traiteur. Hachée, épicée, cette chair humaine entrait dans la composition de petits pâtés exquis.

    Les deux complices auraient été condamnés au bûcher et leur maison rasée. Aujourd'hui, cet ancien lieu maudit est occupé par le garage des gardiens de la paix motocyclistes. 

    • Adresse : 18 et 20 rue Chanoinesse, 75004 Paris
    • Métro : Cité  

     

    Le mystère le mieux gardé du Marais

    PARIS ET SES MYSTÈRES

      117 rue Vieille-du-Temple 

    Un ancien théâtre énigmatique

    De folles rumeurs circulent dans le Marais à propos d'un bâtiment classé monument historique en 1972, en tant qu'ancien théâtre. Composé d'un grand espace circulaire à plusieurs étages, il est niché entre la rue Saintonge et la rue Vieille-du-Temple. Il est impossible d'y entrer, ni de savoir à quoi il sert aujourd'hui.

    Ceux qui connaissent vraiment les lieux semblent liés par un étrange pacte de confidentialité. D'où la naissance du mystère, préalable aux  légendes. Robert Bonnaud, de l'association SOS Paris, affirme que cet espace construit sous le Directoire aurait été fermé en 1807 par Napoléon car "les dames qui s'y exhibaient auraient été de moeurs  trop légères à son gré". Une hypothèse très controversée, sans qu'on ait aucune certitude. 

    • Adresse : 6 rue Saintonge ou 117 rue Vieille du Temple, 75003 Paris
    • Métro : Filles du Calvaire ou Saint-Sébastien-Froissart 

     

    L'hôtel particulier de la rue des Saints-Pères 

    PARIS ET SES MYSTÈRES

    Hôtel particulier de la rue des Saints-Pères 

    Un chantier impossible

    Cette légende urbaine débute dans les années 1980. Un architecte parisien s'offre un hôtel particulier rue des Saints-Pères et entreprend de le rénover.

    Rapidement, les travaux entraînent des accidents malheureux : un ouvrier tombe d'un échafaudage, une poutre s'écrase, un incendie ravage une partie du chantier, des bruits sourds ébranlent les murs...

    Un médium est alors convoqué.  Selon ses dires, l'ancien propriétaire, mort dans cette maison après y avoir vécu une grande histoire d'amour, ne voulait pas que l'on transforme le lieu de son bonheur. 

    Les travaux ont-ils été poursuivis à la suite de ce diagnotic ? Rien n'est moins sûr et l'histoire ne dit pas si le fantôme erre toujours dans les lieux. 

    • Adresse : Rue des Saints-Pères, 75007 Paris
    • Métro : Rue du bac

    (source article : linternaute) 

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